Désirs d'Avenir - Epinay /s Sénart

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30 avril 2007

C'est l'homme du passé et du passif. Moi, je veux prendre le meilleur de chaque époque pour inventer la France de demain

Interview de Ségolène Royal dans Le Monde.

Elle revient sur le débat avec François Bayrou : " C'est la démocratie qui en a tiré un bénéfice. C'est un événement inédit dans l'histoire politique française qu'un candidat placé au second tour de l'élection présidentielle propose un débat avec un candidat qui n'a pas été retenu au premier tour. J'ai pris cette initiative parce que cela correspond à l'idée que je me fais de la politique. C'est cohérent avec ce que je suis, ma façon différente de faire de la politique, le constat que j'avais fait de la crise démocratique, le score de François Bayrou, les messages qu'ont envoyés ses électeurs. J'ai retenu du premier tour une confirmation de ce que j'ai entendu dans les débats participatifs : les Français ont envie que la vie politique se rénove en profondeur et que l'on puisse dépasser les antagonismes bloc contre bloc. Le débat l'a montré. Une douzaine de fois, François Bayrou a manifesté son accord avec ce que je disais. Sans renoncer à la confrontation principale entre la droite et la gauche, il y a quelque chose à inventer, j'ai senti que le moment était venu. La politique a un besoin profond de rénovation. J'ai donné un contenu et une preuve à cette rénovation ".

" L'UDF a toujours gouverné avec la droite. Et, dans les collectivités territoriales, l'UDF ne vote jamais les budgets des régions, des départements ou des mairies de gauche, même s'ils sont bons. Le scrutin majoritaire à deux tours favorise la confrontation bloc contre bloc. C'est pourquoi il y aura une part de proportionnelle dans la réforme des institutions. François Bayrou, qui l'a vu de près, a fait un constat sur l'Etat UMP, sur le bilan et sur les dérives idéologiques et langagières de Nicolas Sarkozy. La création d'un ministère de l'immigration et de l'identité nationale, la théorie génétique pour les pédophiles, la façon dont sa campagne s'est brutalisée ont heurté une partie de l'électorat centriste ".

" La gauche n'est pas inquiète car je rassemble sur la base du pacte présidentiel. Les valeurs et les idées de ceux qui m'ont soutenue ne sont pas oubliées. Je les ai tous reçus ou contactés car je veux que leur idéal et leurs bonnes idées rejoignent le pacte. Compte tenu de la situation dans laquelle la France se trouve, il faut absolument lui éviter cinq année de droite dure. Quand au vote autour de François Bayrou, il est assez varié et toutes les motivations sont d'ailleurs respectables. J'ai pris acte de cette réalité-là sans la mépriser et j'ai pris l'initiative de sortir des schémas traditionnels. Par ailleurs, j'en ai assez de ce procès permanent où lorsque l'on se parle ou l'on dialogue, on est déjà suspect. Il est temps de passer à l'âge adulte de notre démocratie ".

" Maintenant, c'est à François Bayrou de se définir. Il a dit qu'il attendait le débat mercredi pour se déterminer. Et s'il vient sur la majorité présidentielle, il fera partie de la majorité présidentielle. Comme toutes les autres forces politiques qui ont appelé à voter pour moi ".

A propos de l'investiture promis par Nicolas Sarkozy aux députés UDF qui le rejoindraient, Ségolène Royal " laisse à d'autres ces débauchages et ces pressions. La bataille principale, elle est pour la France neuve et donc contre la droite dure, avec le bilan déasatreux que le candidat sortant refuse d'assumer. C'est l'homme du passé et du passif. Il s'en prend à Mai 68 dans son discours de Bercy en oubliant que les ouvriers, qu'il découvre, ont obtenu les accords de Grenelle. Moi, je veux prendre le meilleur de chaque époque pour inventer la France de demain ".

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24 avril 2007

" La France Présidente, c'est une démocratie où l'on respire librement, un gouvernement efficace et qui rend des comptes "

Ségolène ROYAL en meeting à Valence.

sego_valencesiteSégolène ROYAL tient à saluer la participation massive au premier tour de l'élection : " Cet élan civique prouve, pour nous qui avons voulu une campagne participative, prouve que quand la politique s'intéresse aux Français, alors les Français reviennent vers les urnes. Quand l'espoir d'être écouté et la possibilité de peser sont là, alors les citoyens répondent présents. Et aujourd'hui, on le sait, ce qui est en jeu, ce sont des valeurs fondamentales. Merci aux 9 millions d'électeurs et d'électrices qui m'ont fait confiance dès le premier tour ".

" Si on avait l'affront et la tristesse du 21 avril 2002, merci au peuple français qui aujourd'hui garantit à tous les électeurs pour le second tour un vrai choix. Je remercie aussi ce premier rassemblement, qui a été permis par l'appel sans faille et sans exception hier soir, de tous les candidats et de toutes les candidates de la Gauche et de l'Ecologie, qui ne se sont pas trompés de combat ".

" Une campagne présidentielle, ça n'est pas une union arithmétique, c'est une dynamique, ce n'est pas une addition. C'est un souffle que nous devons entraîner. J'en ai le courage, j'en ai la volonté, j'en ai l'exigence, j'en ai la cohérence, j'en ai la force et avec vous, nous allons gagner ! "

" Une nouvelle campagne commence et c'est vous, qui ce soir, lui donnez tout son sens pour que les Français, pour que les Français qui aujourd'hui sont appelés à avoir peur les uns des autres, à se dresser les uns contre les autres, puissent à nouveau se réconcilier, être fiers de leur pays et s'aimer à nouveau dans cette belle France que nous voulons voir avancer. C'est cela le pacte présidentiel. Je refuse l'affaiblissement de la cohésion républicaine "

" Ce que je vous propose avec la France Présidente, c'est une démocratie où l'on respire librement, un gouvernement efficace qui s'assigne une obligation de résultat et qui rend des comptes. Un Etat sans gaspillage, sans arrogance, mais sans servilité à l'égard des puissances de l'argent et des libertés publiques garanties. Oui nous sommes nombreux, très nombreux à refuser les dérives excessives d'une concentration excessive du pouvoir, le refus d'un système verrouillé aux mains d'un seul clan et d'un seul parti. Et ma première responsabilité, c'est d'incarner ce changement profond. Je mesure l'honneur qui m'est fait, j'en tire aucune gloire personnelle. Je mesure la responsabilité qui est la nôtre aujourd'hui et à laquelle vous êtes venus dire ce soir, très nombreux, que vous voulez aussi participer et faire réussir ce changement, ce vrai changement profond, ce souffle nouveau, cette espérance que les Français attendent "

" Il s'agit aussi de rassembler une majorité de Français sur le pacte présidentiel, sur un projet d'avenir, sur une autre façon de voir le développement durable, sur un véritable projet qui réunit l'efficacité économique, les sécurités collectives, l'excellence écologiques et la réforme de la démocratie qui va de paire avec la responsabilité individuelle. Voilà le nouveau modèle de société que je vous propose, celle du donnant-donnant, du gagnant-gagnant où chacun est conduit à donner le meilleur de lui-même "

" C'est pourquoi, je vous appelle à vous mobiliser par ce que je vous propose, c'est à la fois une fidélité aux valeurs de Gauche qui constitue le socle du changement et, en particulier, la conviction qu'une France plus juste est aussi une France plus forte. Mais c'est aussi, au-delà de ces valeurs de Gauche, qui pensent que libéralisme a échoué, qui croient que l'Etat a encore un rôle à administrer pour rendre chaque acteur économique plus efficace, ces valeurs de Gauche qui assurent aussi le maintien de l'accès de tous à la santé et qui refusent les déremboursements et les franchises médicales que proposent le candidat de l'UMP. Et parce que je tiens bon sur ce socle de valeurs qui sécurisent et qui protègent la France, que je peux aujourd'hui vous idre, tournons-nous aussi vers des idées neuves, vers une autre façon de voir le monde, vers une nouvelle conception de la croissance économique, telle que je viens de la décrire, vers la convergence, vers la création de compromis sociaux, vers les intelligences collectives et, en particulier, sur la réforme de la démocratie sociale. C'est cela, moderniser la France, c'est cela l'entraîner vers l'audace. Voilà le modèle, le beau modèle que je vous propose de bâtir ensemble, voilà la France nouvelle à laquelle je crois. Voilà pourquoi je pense que les vieilles recettes ont fait leur temps et que ceux qui n'ont pas fait leurs preuves pendant 5 ans ne sont pas crédibles pour faire croire aujourd'hui qu'ils n'ont jamais gouverné "

" Mobilisez-vous, mobilisez-vous ! C'est dans chaque rue, dans chaque quartier, dans chaque campagne, dans chaque maison, qu'il vous appartient de porter ce mouvement, ce mouvement d'espérance, ce souffle d'avenir, cet espoir de réconciliation, cette France rassemblée sur les valeurs que nous portons et auxquelles nous croyons. Dans quelques jours, vous allez choisir le visage et les valeurs de la France. Je veux avec vous faire gagner la France et je vous demande de me faire confiance de mobiliser autour de vous, pour que demain, je sois la Présidente de cette France Présidente, dans une France qui sera fière de son choix, dans une maison France qui se remettra debout en remettant l'éducation au coeur de tout et en avant de tout, en donnant aux familles les moyens de bien élever leurs enfants, en donnant à tous les salariés la dignité dans leur travail et en poussant en avant toutes les énergies dont la France a besoin. Nous avons pour tout cela un devoir de victoire. Je vous appelle à vous mobiliser, en avant ! "

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18 avril 2007

Je suis une promesse d'audace sécurisée

Extrait de l'interview de Ségolène Royal dans Métro dans laquelle elle affiche sa confiance et sa combativité.

Interrogée sur l'importance des indécis a quelques jours du premier tour, Ségolène Royal répond : " D'abord il y a une nouvelle génération politique qui arrive. Les gens ne nous connaissent pas forcément très bien et ils observent avec beaucoup d'attention nos tempéraments, nos caractères, nos projets. Ils savent aussi que la France est en mauvais état. Ils ont parfaitement conscience de l'endettement, du déficit des comptes sociaux, du chômage, ils savent qu'il y a des enjeux très importants et que ce qui va s'accomplir dans les quelques années à venir va changer le visage de la France en positif ou en négatif. C'est pourquoi, je dis d'abord aux Français venez voter massivement ".

" Il y a encore 17 millions d'électeurs indécis. Ils sont en train de réfléchir. J'y vois la marque d'une exigence. Moi, ce que je propose, c'est de réformer la France sans brutaliser, de réconcilier solidarités, responsabilité individuelle et efficacité économique ".

" J'ai mené une campagne participative, j'ai construit ce projet avec les Français, en les écoutant, en comprenant bien leurs préoccupations. C'est à eux maintenant de décider de quoi l'avenir sera fait et qui va les représenter. Je demande aux Français un vote d'audace. Moi, je suis une promesse d'audace sécurisée."

Sur les thèmes sociaux, elle rappelle " j'en ai beaucoup parlé, dès le départ ! Quand j'ai évoqué le problème de la vie chère - et non pas du pouvoir d'achat -, beaucoup de monde s'est moqué. Mais moi, j'ai pris le temps d'écouter les gens. J'ai fait des propositions audacieuses sur la question du surendettement et des tarifications bancaires. Payer 60 euros pour un découvert bancaire de 51 euros comme je l'ai vu encore récemment, c'est du vol ! Je préfère que les banques fassent leur travail en prenant des risques pour prêter aux entreprises qui ont des marchés à conquérir, des innovations à faire ".

" Les Français ont bien compris que tout est lié. L'éducation aussi, c'est du social. Lorsque je dis que je reviendrai, dès l'été, sur les suppressions de postes décidées par l'actuel gouvernement pour la prochaine rentrée, que j'instaurerai le soutien scolaire gratuit pour les élèves en difficulté, c'est du social ! Remettre la police de quartier dans les cités, où il règne une violence potentielle considérable et où le candidat de l'UMP ne peut plus se rendre, c'est du social. Quand je proteste sur la conception du candidat UMP sur les prétendus gènes de la pédophilie, et que je dis qu'avec moi les pédophiles seront tenus pour responsables de leurs actes, et que les violences faites aux enfants seront réprimées avec la plus grande fermeté, je fais du social ".

Ségolène Royal ajoute " Je veux que les Français sachent que je suis prête, que j'ai la meilleure équipe, et qu'elle gouvernera tout de suite. Mes premières mesures porteront sur la hausse des bas salaires et des petites retraites, le soutien scolaire gratuit dès la rentrée de septembre, le plan de lutte contre le chômage des jeunes, le plan contre le surendettement et les abus bancaires, la mise en place de la police de quartier. Les choses sont prêtes ".

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14 avril 2007

La Lettre aux grands-parents de Ségolène Royal

portrait4Chère Madame, Cher Monsieur,

Je m'adresse à vous parce que je vous porte une attention et un respect particuliers, à vous qui avez transmis et transmettez encore en ce moment à vos enfants et vos petits-enfants les trésors d'énergie, d'intelligence et de solidarité qui font la France d'aujourd'hui, tout simplement.

Je vous écris avec gravité, car j'ai pour notre pays, et pour notre peuple, un attachement profond que je veux partager avec vous.

Durant de nombreux mois, j'ai entendu vos désirs d'avenir, vos inquiétudes, vos colères mais aussi vos espoirs, pour vous et les vôtres, pour vos enfants, vos petis-enfants et même vos arrières-petits-enfants !

Je veux remettre le pays debout. Mais j'ai besoin de vous, pour réussir dans cette tâche, de votre soutien et de votre engagement. C'est vous qui transmettez à vos descendants le sens de la responsabilité et de l'effort. C'est vous qui animez les familles qui sont au coeur du pacte présidentiel que je propose à la France.

Je ne peux m'adresser à vous sans aborder un sujet grave : celui de vos retraites d'aujourd'hui et de demain. Malheureusement, l'actuelle majorité a crée dans ce domaine une véritable bombe à retardement. progressivement, par des mécanismes comlexes et peu visibles, vos retraites diminuent et votre pouvoir d'achat est rogné.

Je n'accepte pas, pour ma part, que la qualité et même la dignité de la vie des plus anciens soit menacée par des politiques imprévoyantes. Il faut garantir le financement des retraites d'une manière beaucoup plus solide, et nous interdire la pauvreté de nos aînés : elle serait indigne de la France.

C'est un enjeu de civilisation. travailler plus pour gagner plus est une phrase creuse pour ceux qui, comme vous, ne travaillent plus aujourd'hui, en raison de leur âge. C'est, en réalité, le paravent du chacun pour soi et de la loi du plus fort. Dans ce modèle de société, les anciens sont toujours sacrifiés. Ce n'est pas ce que nous voulons pour la France.

L'ordre juste, au contraire, c'est le règne du gagnant-gagnant, du donnant-donnant. Vous avez donné votre travail et votre vie active pour votre pays et vos enfants, nous vous devons, aujourd'hui, une certaine qualité et, je le répète, une certaine dignité de vie.

Ces principes fondamentaux devront se traduire par des mesures concrètes : la revalorisation des retraites les plus modestes, mais aussi des pensions de reversion. La création d'un véritable service public de la dépendance pour que cette épreuve devienne, pour ceux qui la subissent, un temps de vie véritable et de relations maintenues avec les proches plutôt que celui de l'exclusion liée à l'âge. Tout cela est possible. Nos voisins européens le mettent déjà en oeuvre. Nous n'avons que trop tardé.

La qualité de vie, pour vous comme pour tous les Français, cela signifie aussi être fermes avec ceux qui ne respectent pas les règles et s'attaquent, évidemment, aux plus faibles ! Il faudra donc créer une police de quartier, qui s'appuiera sur l'expérience de la police de proximité supprimée depuis 2002. Chacun doit être conscient que ses droits sont inséparables de ses devoirs. Etre en sécurité chez vous est un " service minimum " que la République vous doit.

Mais ce que la France vous doit, surtout, c'est l'engagement à faire en sorte que les générations futures vivront au moins aussi bien et, qui sait, mieux encore que vous-mêmes. C'est aussi à cela que je m'engage, en mettant la famille, l'éducation, le travail et l'écologie au coeur de mon pacte présidentiel.

Les jeunes de vos familles ont droit à une éducation de qualité. Ils ont droit aussi, à acquérir une expérience dans le monde du travail de manière systématique, grâce aux emplois tremplins et aux contrats première chance. Ces deux mesures permettront aux entreprises de les embaucher au lieu d'exiger systématiquement comme c'est le cas aujourd'hui, plusieurs années d'expériences, de manière absurde : comment commencer à travailler dans ce cas !

Les générations futures ont le droit, aussi, d'hériter d'une planète préservée. Au niveau de notre pays, beaucoup peut être fait, comme l'interdiction des OGM (Organismes Génétiquement Modifiés) en plein champ ou le développement des énergies renouvelables. C'est en étant écologiquement irréprochables dans le cadre national que nous pourrons être exigeants au niveau international.

Tout cela est possible. Par la confiance, l'avenir devient réalité. Le pire n'est jamais sûr, et l'angoisse ou la peur doivent moins compter, dans nos choix, que la volonté et l'espoir. Face à la crise que nous connaissons, la France a besoin de calme, non de nervosité. De sagesse, non d'impatience. D'unité, non de division. D'autorité, non de brutalité.

Aujourd'hui, je veux appeler à votre mémoire, vous qui avez aussi connu des heures sombres de l'histoire de notre pays, et vous demander : quand la France a été tentée par la peur, le repli sur elle-même et l'autoritarisme, est-ce qu'elle ne s'est pas toujours condamnée à l'impuissance et au malheur ?

Au contraire, quand notre pays s'est tourné vers l'avenir, est-ce qu'il n'a pas toujours donné le meilleur de lui-même pour devenir plus grand et plus fort ? Donnons-lui, donnez-vous à nouveau cette chance aujourd'hui !

C'est sur vous que repose la responsabilité très lourde de choisir le futur du pays pour vos enfants, non pas seulement pour cinq ou dix années, mais pour une période beaucoup plus longue, parce que les projets de civilisation qui vous sont proposés sont totalement différents.

Vous pouvez compter sur moi pour bâtir l'avenir en m'assurant de la participation de tous, c'est-à-dire de vous-même et des vôtres. L'avenir du Peuple Souverain, c'est-à-dire de cette France Présidente que j'appelle de mes voeux. Une France riche d'avenir et de chances pour vous et ceux qui vous sont chers.

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12 avril 2007

La richesse d'une entreprise, c'est d'abord la compétence et l'investissement de ses salariés

Communiqué de Ségolène Royal

Ségolène Royal demande que les plus-values réalisées par l'ancien PDG d'Airbus et l'actionnaire Lagardère à l'occasion des cession de parts intervernues avant l'annonce des difficultés d'Airbus soient reversées à cette entreprise, de même que les indemnités de départ exorbitantes perçues par l'ancien PDG.

Par ailleurs, elle renouvelle son engagement :

  • d'encadrer par la loi le montant et les conditions de versement des rémunérations des dirigeants, en particulier les stock-options et les indémnités de départ de toutes natures ;

  • d'assurer la pleine transparence de ces avantages en rendant obligatoire leur publication.

La richesse d'une entreprise, c'est d'abord la compétence et l'investissement de ses salariés. Ce sont eux qu'il faut sécuriser et respecter. Le comportement des dirigeants doit donc être responsable et exemplaire.

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11 avril 2007

Les paroles de Nicolas Sarkozy sur la prédestination sont " très dangereuses et révélatrices de sa brutalité... "

Ségolène Royal invitée des 4 Vérités sur France 2.

Ségolène Royal :
Ségolène Royal : "4 vérités", Tele Matin, France 2 - kewego
Ségolène Royal : "4 vérités", Tele Matin, France 2 - kewego
Ségolène Royal : "4 vérités", Tele Matin, France 2

le 11/04/07
Mots-clés : france2 france 2 tele matin tele matin quatre verite vérité interview 2007 ps presidente ségolène segolene royal presidentielles campagne journal invite invitee invité
Video de tv-2007

Interrogée sur les parachutes en or perçues par les anciens dirigeants d'EADS, Ségolène Royal répond : " Si je suis élue présidente de la République, d'abord dans les entreprises où l'Etat est actionnaire l'Etat exercera ses responsabilités, c'est-à-dire rendra public la rémunération des hauts dirigeants, des entreprises, comme cela se fait dans les pays du nord de l'Europe. Ensuite, l'Etat mettra en place de vraies politiques industrielles et ne tolérera pas que des dirigeants qui ont échoué partent avec la caisse, si j'ose dire, tandis que des salariés qui ne sont pour rien sur les difficultés de l'entreprise, eux, paient les pots cassés par la précarité, par le chômage et par les difficultés personnelles. Donc, je crois que la France a besoin aujourd'hui d'un changement, d'un vrai changement, et une fois de plus cet exemple le montre, cruellement d'ailleurs pour les salariés, et c'est pourquoi il faut mettre fin à ce système unilatéral qui fait que ce sont toujours les salariés dans la politique que la droite a menée qui paient les difficultés des entreprises, et les erreurs surtout du patronat. Mais vous savez que nous sommes intervenus, nous avons mis l'entreprise devant ses responsabilités, les présidents de région socialistes ont protesté, ont même proposé de revenir au capital de l'entreprise. La droite nous a dit à un moment que cela ne servait à rien. J'observe que depuis que nous avons fait un rapport de force preque moral, finalement à l'égard de la responsabilité d'une entreprise sur les territoires, l'actionnaire privé, Lagardère, a décidé de rester, le plan a été revu, mais compte tenu de cette information qui est publiée aujourd'hui moi je demande aux dirigeants d'Airbus de retirer la totalité de ce plan pour que nous mettions à plat les stratégies industrielles et la façon dont sont justifiées les suppressions d'emplois, est-ce que ce sont des licenciements boursiers ou est-ce que ce sont des licenciements qui sont justifiés par des stratégies industrielles ? Ce que finalement cette information tendrait à prouver que c'est la première hypothèse qui est finalement la bonne. "

A propos de l'échéance électorale, elle affirme " Je crois aussi que le temps des femmes est venu. Je crois que l'incarnation d'un vrai changement dont les Français ont besoin, c'est moi qui le propose aujourd'hui. Je crois que cette articulation nouvelles entre les valeurs solides auxquelles je m'attache depuis très longtemps, c'est-à-dire remettre l'école au coeur du Pacte républicain, faire bien fonctionner les familles, défendre la valeur travail, avoir aussi écouté les Français et avoir compris que pour les parents et les grands-parents la question centrale c'était celle de la lutte contre le chômage des jeunes, et j'en fais une des priorités très très forte de mon projet présidentiel, et les anciens... "

Enfin, elle revient sur les paroles de Nicolas Sarkozy sur la prédestination à être pédohpile : " Ah, je les trouve dangereuses et une nouvelle fois elles sont révélatrices de la brutalité, de la façon de faire et de penser de Nicolas Sarkozy. D'ailleurs, les autorités morales, religieuses, scientifiques, ont vigoureusement protesté parce que cela veut dire qu'on serait capable de trier les individus dès la naissance et c'est extrêmement grave comme vision de l'humanité, c'est le contraire de la mienne. Ca voudrait dire aussi que l'éducation par la famille, par l'école, par la société ne sert à rien. Et, encore plus grave, ça voudrait dire que les gens sont irresponsables. Moi, j'ai été ministre de la Famille, j'ai vu les dégâts que provoque la pédophilie sur les enfants, et je puis vous dire qu'il y a des prédateurs d'enfants parfaitement conscients de ce qu'ils font et qui doivent être sanctionnés très très sévèrement et pourchassés pour ces crimes abominables. "

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09 avril 2007

Lettre de Ségolène Royal aux français à l'étranger

Paris, le 9 avril 2007

Mes chères et chers compatriotes,

La France est à un tournant de sa vie politique.

Les 22 avril et 6 mai prochains, vous choisirez le ou la Présidente de la République.

Vivant à l'étranger, vous percevez mieux que quinconque l'importance que revêt aux yeux du monde l'élection présidentielle française de 2007.

Ce n'est pas seulement parce que l'image de la France est en jeu, mais parce que, vous le savez, de son image dépend sa capacité d'agir.

Cette élection revêt une importance toute particulière pour ceux qui, comme vous, sont éloignés de leur pays pour des raisons personnelles ou professionnelles.

C'est pourquoi j'ai décidé de m'adresser à vous, grâce aux adresses électroniques que vous avez communiquées lors de vos dépmarches consulaires récentes. Elles ont été transmises, avec la liste des électeurs, à tous les candidats. Je ne le ferai qu'une fois avant le premier tour, et une fois entre les deux tours. Ensuite je demanderai à mon équipe de campagne la destruction de cette base de données.

Vous le savez, le rayonnement de notre pays a été écorné par la présence du Front National au second tour de la présidentielle de 2002. Il a pâti de l'échec du référendum européen de 2005.

Pour autant je refuse l'idéologie du déclin dont nous abreuvent certains prophètes de mauvais aloi.

Je crois en une morale de l'action et en la force de la volonté politique pour relancer la dynamique économique, sociale, culturelle de notre pays, pour répondre à l'urgence écologique, pour redé"finir les rapports Nord-Sud, la solidarité internationale, et le rôle de la France en Europe et dans le monde.

Vous êtes l'exemple de l'énergie et du dynamisme dont sait faire preuve notre pays.

Vous avez fait un choix courageux, celui de l'expatriation. Votre présence à l'étranger est une chance et une richesse pour chacun.

Contrairement à ceux qui ne s'intéressent qu'aux conditions de votre retour, je souhaite que la France s'occupe de vous pendant votre séjour outre-frontières.

Or, depuis cinq ans, force est de constater que le réseau consulaire français recule. Des consultats ont été supprimés, de même que de nombreux centres et instituts culturels, l'aide sociale consulaire a diminué. Notre action culturelle et notre audiovisuel extérieur sont affaiblis par des dispositifs incohérents, leurs moyens ont été rognés.

La France doit renouer avec la volonté de faire entendre sa voix dans le concert des nations. Cette voix de la francophonie que je souhaite porter et amplifier, pour défendre partout dans le monde nos valeurs : la fraternité, la démocratie et la paix.

Je m'engage donc pour renforcer le rayonnement de la France à l'étranger par une politique de partage, d'aide et de soutien. Comme léducation est au coeur de mon projet, c'est à l'éducation que je pense d'abord : je veux renforcer les établissements scolaires français à l'étranger, notamment en augmentant le nombre de bourses pour les enfants qui y sont scolarisés et en diminuant de moitié d'ici à 20412 les coûts de scolarité à la charge des familles. Je veux aussi mettre en place une protection sociale minimale pour tous les Français de l'étranger. Je veux enfin qu'une nouvelle impulsion soit donnée à notre politique culturelle à l'extérieur, car le rayonnement de notre pays passe par la valorisation de notre formidable création, dans toute sa diversité, et par la promotion de notre langue.

Enfin, dans le cadre de la réforme des institutions et de l'instauration d'une 6e République, je m'engage pour que les Français à l'étranger soient représentés par des députés à l'Assemblée Nationale.

Je vous invite à consulter l'ensemble de mes propositions, disponible sur le site www.ffe-ps.org

Nous avons connu trop d'occasions manquées : je veux que cette élection présidentielle soit utile à la France.

La France est forte quand elle est solidaire, elle est belle quand elle est diverse, elle est écoutée quand elle est respectée.

Mes chers compatriotes, la France que je vous propose de bâtir ensemble, c'est une France plus juste et plus forte, qui retrouve sa place en Europe et dans le monde.

C'est l'objectif de mon Pacte présidentiel, et c'est l'engagement que je prends aujourd'hui devant vous.

Dès le 22 avril, ensemble, faisons gagner la France.

Vive la République, vive la France !

signature_Sego

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06 avril 2007

Une autre France est possible, plus riche, plus prospère, plus juste, plus sûre et plus solidaire

Najet Belkacem en meeting à GRIGNY.

" Nicolas Sarkozy a raison, elle existe la France exaspérée, je la vois tous les jours, je la vois ici à Grigny. Nous sommes la France exaspérée, exaspérée par l'échec scolaire, par le mal logement, par la misère, par l'insécurité. Nous sommes la France exaspérée encore, dans cette campagne des chiffres du chômage maquillés, des bilans non assumés, des violences verbales et des coups bas, la France exaspérée de l'obsession ethnique du candidat UMP, exaspérée par les tentatives d'opposer les Français les uns des autres, par les stigmatisations offensantes des chômeurs, des fonctionnaires, des immigrés, des malades. La france exaspérée par cinq années de régression sociale.

Je comprends les préoccupations et même la désespérance de certains Français, en particulier des plus jeunes. Je viens vous dire, parce que je ne crois pas à la fatalité, qu'une autre politique est possible, qu'une autre France est possible, plus riche, plus prospère, plus juste, plus sûre et plus solidaire.

Cette autre France, cette République nouvelle, Ségolène Royal la porte en elle, elle en porte le projet de ville en ville, sans relâche depuis des mois. Ce projet c'est le vôtre, c'est celui dont notre pays a besoin pour se remettre debout.

L'emploi des jeunes est au coeur du pacte présidentiel grâce au droit à un premier emploi, à la création de 500 000 emplois tremplins et au " contrat première chance ". On ne peut pas se contenter de clamer qu'il faut travailler pour gagner plus comme Maire Antoinette clamait " ils n'ont pas de pain, qu'ils mangent de la brioche " ! Il faut faire confiance à cette jeunesse bouillonnante, entreprenante qui est une chance pour la France ".

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05 avril 2007

Je veux construire une France qui fait confiance aux jeunes, qui leur ouvre les bras.

Ségolène Royal revient sur ses mesures en faveur des jeunes.

769881579" Aujourd'hui, les jeunes n'ont plus leur juste place. Je veux construire une France qui leur fait confiance, qui leur ouvre les bras. La France doit se relever avec eux et pour eux ", déclare Ségolène Royal, entourée de jeunes de la Ségosphère, la branche jeunesse de Désirs d'Avenir, lors du point de presse quotidien de campagne au siège du Parti socialiste.

" La meilleure manière de défendre la valeur travail, c'est de donner du travail aux jeunes ".

Elle défend la prise en charge par les régions, pendant les six premiers mois, de la totalité du salaire et des charges des jeunes qualifiés embauchés dans des PME dans le cadre des " emplois tremplins " (500 000 prévus). " C'est une façon simple et directe d'alléger le coût du travail ".

Elle évoque également le " contrat première chance " et le prêt à taux zéro (10 000 euros) aux jeunes souhaitant mener à bien un projet professionnel ou de formation.

" En contrepartie des aides publiques, je vais demander aux entreprises de tendre la main " aux jeunes.

La candidate socialiste rappele sa volonté de mettre en place une " carte santé jeunes " ouvrant droit à une consultation médicale gratuite pour les 16-25 ans, et d'accès gratuit à la contraception pour toutes les femmes de moins de 25 ans.

Au nom de la Ségosphère, Flora Saladin s'est dite " choquée par les propos des Jeunes Populaires (UMP) affirmant que Ségolène Royal considère la jeunesse comme une maladie " parce qu'elle prévoit des aides spécifiques en leur faveur.

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30 mars 2007

La même loi doit s'appliquer à tous, aux puissants comme à ceux qui ne le sont pas.

Ségolène Royal revient sur les incidents de la gare du Nord.

Ségolène Royal affirme qu'elle ne veut pas " alimenter la polémique " sur la sécurité. Nicolas Sarkozy " essaie d'instrumentaliser cela pour attaquer la gauche de façon tout à fait disproportionnée et pas crédible, je ne vais pas me mettre à ce niveau-là ", déclare Ségolène Royal devant les journalistes.

En revanche, " la montée du nombre des agressions contre les policiers et les contrôleurs, c'est du désordre ", a-t-elle dit, citant des chiffres d'agressions contre les policiers passés de 5 000 à 11 000 par an de 2000 à 2006. " C'est très inqiétant ".

" Si je suis présidente, les fonctionnaires de police seront protégés dans leur mission. Je créerai une police de quartier, l'éducation civique sera renforcée à l'école pour que chacun sache quelles sont dans une société les règles à respecter ".

" Les dirigeants doivent donner l'exemple, quand on voit certaines amnisties au plus haut niveau de l'Etat, cela ne donne pas l'exemple à ceux ensuite auxquels on demande de respecter la loi. La même loi doit s'appliquer à tous, aux puissants comme à ceux qui ne le sont pas ".

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