30 avril 2007
Grand meeting à Charléty
C'est l'homme du passé et du passif. Moi, je veux prendre le meilleur de chaque époque pour inventer la France de demain
Interview de Ségolène Royal dans Le Monde.
Elle revient sur le débat avec François Bayrou : " C'est la démocratie qui en a tiré un bénéfice. C'est un événement inédit dans l'histoire politique française qu'un candidat placé au second tour de l'élection présidentielle propose un débat avec un candidat qui n'a pas été retenu au premier tour. J'ai pris cette initiative parce que cela correspond à l'idée que je me fais de la politique. C'est cohérent avec ce que je suis, ma façon différente de faire de la politique, le constat que j'avais fait de la crise démocratique, le score de François Bayrou, les messages qu'ont envoyés ses électeurs. J'ai retenu du premier tour une confirmation de ce que j'ai entendu dans les débats participatifs : les Français ont envie que la vie politique se rénove en profondeur et que l'on puisse dépasser les antagonismes bloc contre bloc. Le débat l'a montré. Une douzaine de fois, François Bayrou a manifesté son accord avec ce que je disais. Sans renoncer à la confrontation principale entre la droite et la gauche, il y a quelque chose à inventer, j'ai senti que le moment était venu. La politique a un besoin profond de rénovation. J'ai donné un contenu et une preuve à cette rénovation ".
" L'UDF a toujours gouverné avec la droite. Et, dans les collectivités territoriales, l'UDF ne vote jamais les budgets des régions, des départements ou des mairies de gauche, même s'ils sont bons. Le scrutin majoritaire à deux tours favorise la confrontation bloc contre bloc. C'est pourquoi il y aura une part de proportionnelle dans la réforme des institutions. François Bayrou, qui l'a vu de près, a fait un constat sur l'Etat UMP, sur le bilan et sur les dérives idéologiques et langagières de Nicolas Sarkozy. La création d'un ministère de l'immigration et de l'identité nationale, la théorie génétique pour les pédophiles, la façon dont sa campagne s'est brutalisée ont heurté une partie de l'électorat centriste ".
" La gauche n'est pas inquiète car je rassemble sur la base du pacte présidentiel. Les valeurs et les idées de ceux qui m'ont soutenue ne sont pas oubliées. Je les ai tous reçus ou contactés car je veux que leur idéal et leurs bonnes idées rejoignent le pacte. Compte tenu de la situation dans laquelle la France se trouve, il faut absolument lui éviter cinq année de droite dure. Quand au vote autour de François Bayrou, il est assez varié et toutes les motivations sont d'ailleurs respectables. J'ai pris acte de cette réalité-là sans la mépriser et j'ai pris l'initiative de sortir des schémas traditionnels. Par ailleurs, j'en ai assez de ce procès permanent où lorsque l'on se parle ou l'on dialogue, on est déjà suspect. Il est temps de passer à l'âge adulte de notre démocratie ".
" Maintenant, c'est à François Bayrou de se définir. Il a dit qu'il attendait le débat mercredi pour se déterminer. Et s'il vient sur la majorité présidentielle, il fera partie de la majorité présidentielle. Comme toutes les autres forces politiques qui ont appelé à voter pour moi ".
A propos de l'investiture promis par Nicolas Sarkozy aux députés UDF qui le rejoindraient, Ségolène Royal " laisse à d'autres ces débauchages et ces pressions. La bataille principale, elle est pour la France neuve et donc contre la droite dure, avec le bilan déasatreux que le candidat sortant refuse d'assumer. C'est l'homme du passé et du passif. Il s'en prend à Mai 68 dans son discours de Bercy en oubliant que les ouvriers, qu'il découvre, ont obtenu les accords de Grenelle. Moi, je veux prendre le meilleur de chaque époque pour inventer la France de demain ".
29 avril 2007
Canal + " Il faut accepter aussi de rendre des comptes sur son action politique sans crier tout de suite à l'agression "
Ségolène Royal, invité de Canal +.
Ségolène Royal : Dimanche +, Canal + avec Laurence Ferrari
le 29/04/07
L'hôpital sera défendu et sera revitalisé parce que je pense que c'est l'un des fondements de notre pacte Républicain
Ségolène ROYAL visite le centre hospitalier de Corbeil-Essonnes.
Ségolène ROYAL a visité, en compagnie notamment du président de l'Association des médecins urgentistes hospitaliers de France (Amuhf) Patrick Pelloux, le centre hospitaliers Sud Francilien à Corbeil, une structure de pointe qui rassemble les pompiers, un MSUR (service médical d'urgence et de réanimation), un hôpital et une maison de santé où travaillent des médecins libéraux.
" C'est quelque chose d'exemplaire que je souhaite voir se généraliser " déclare Ségolène Royal, en affirmant " son engagement pour le service public hospitalier ". " Je veux que l'hôpital retrouve les moyens dont il a besoin pour assurer à tous les Français l'accès aux soins ".
Elle regrette à cet égard que " les problèmes liés au drame de la canicule ne soient pas résolus ", et que les déficits promis ne soient arrivés " qu'à hauteur de 45 %".
" Avec moi, l'hôpital sera défendu et sera revitalisé parce que je pense que c'est l'un des fondements de notre pacte républicain ". " L'hôpital public doit retrouver ses forces et ses moyens ".
" L'hôpital public, au cours de ces dernières années, a perdu beaucoup de moyens. Il est en situation de grande fragilité . Il faut que les Français aient un droit adapté aux soins sur l'ensemble du territoire national ".
La candidat socialiste promet de renforcer les services d'urgence, de lancer " un plan de recrutement et de formation des infirmiers " dont " nous manquons cruellement " et veut aussi favoriser les conditions de travail des médecins qui font le choix de travailler avec le public.
Interrogée sur le sujet des fermetures de lits dans les services hospitaliers, elle répond que " non seulement il ne faudra plus fermer de lits, mais il faudra en ouvrir dans les services qui en ont besoin ". " Je répondrai aux besoins ".
" En aucun cas, il n'y aura de système de déremboursement ou de franchise ". " Je ne suis pas d'accord avec cette façon de voir les choses : on n'a pas à rabattre sur le service public hospitalier ".
Ségolène Royal s'indigne de voir les cliniques privées " achetées par des fonds de pension étrangers qui gagnent beaucoup d'argent. Dans le domaine de la santé, certains réussissent à gagner beaucoup d'argent sur le dos de la Sécurité Sociale ", observe-t-elle, notant " qu'il y a quand même là quelque chose qui ne va pas. Dans la santé aussi, je crois qu'il faut remettre un ordre juste ".
S'exprimant " à titre personnel", le Dr Pelloux confie " J'ai voté François Bayrou au premier tour et je voterai Ségolène Royal au deuxième tour de l'élection présidentielle parce que je crois que le renouveau qui est affiché et l'attachement qui est affiché ayu service public et aux valeur sque je développe sont vraiment un élément important ".
En tant que président de l'Association ds médecins urgentistes hospitaliers de France (AMUHF), le Dr Pelloux souligne que " les conditions de travail s'aggravent de manière considérable " pour les médecins hospitaliers et " qu'au cours des cinq dernières années, jamais on n'a fermé autant de services ", notamment en chirurgie. Pour lui, il est " extrêmement positif " que Ségolène Royal ait souhaité rencontrer les médecins.
28 avril 2007
Débat entre Ségolène ROYAL et François BAYROU 1/2
BFM Tv : dialogue Ségolène Royal / François Bayrou - Part 1/2
le 28/07/07
27 avril 2007
Débat TV Royal-Bayrou : Montebourg dénonce " l'Etat Sarkozy "
Paris, 26 avril 2007 (AFP) - Arnaud MONTEBOURG, porte-parole de Ségolène ROYAL, a affirmé jeudi que " l'Etat médiatique Sarkozy est en marche ", après que Canal + a renoncé à organiser un débat entre Ségolène ROYAL et François BAYROU.
" Nicolas SARKOZY se comporte comme le Berlusconi français, considérant que les médias sont à sa botte. Pressions sur la presse quotidienne régionale, décision de connivence de Canal + après les précédents des pressions exercées dans le passé sur plusieurs organes de presse, l'Etat médiatique Sarkozy est en marché ", a déclaré le députe de Saône-et-Loire à l'AFP.
Pour justifier sa décision de ne pas accueillir le débat entre Ségolène ROYAL et François BAYROU samedi, Canal + a fait valoir que l'organisation d'un débat télévisé contreviendrait aux " règles du CSA imposant une stricte égalité du temps de parole entre les candidats à l'élection présidentielle ".
Le syndicat des journalistes appelle à " battre Sarkozy " au second tour
Paris, 26 avril 2007 (AFP) - Le syndicat national des journalistes CGT appelle dans un communiqué à " battre (le candidat de l'UMP Nicolas) Sarkozy au second tour de l'élection présidentielle " le 6 mai.
Selon le SNJ-CGT, Nicolas Sarkozy " ne se prive pas d'intervenir dans la vie des rédactions ", d'autant que ses " amis " Arnaud LAGARDERE et Martin BOUYGUES n'ont " rien à lui refuser ". " Comme Serge DASSAULT et Bernard ARNAULT " ajoute le syndicat.
" Les positions et propositions de Nicolas Sarkozy sont dangereuses pour les médias, pour les journalistes, pour la démocratie ", conclut le SNJ-CGT.
Par ailleurs, le syndicat appele " les journalistes et tous les salariés, les chômeurs, les précaires " à " participer massivement aux manifestations du 1er mai pour exprimer leurs exigences sociales et leur exigence d'une autre information ".
AGENDA de campagne
Permanence de quartier de 18 à 19h30
Vendredi 27 avril devant l'école TALMA
Lundi 30 avril devant la POSTE
Mercredi 2 mai à l'arrêt de bus avenue Charles Gounod
Jeudi 3 mai allée Marcel Carné aux Cinéastes
Vendredi 4 mai en face de l'allée René Clair aux Cinéastes
Marché du Relais Ouest de 10h30 à 12h30
Samedis 28 avril et 5 mai 2007
26 avril 2007
Sarkozy est le " recordman de la dette publique "
Paris, 26 avril 2007 (AFP) - Nicolas Sarkozy est " le recordman de France, toutes catégories, de la dette publique " et est " comptable de son bilan " estime le conseiller budgétaire de Ségolène Royal, Didier Mignaud, jeudi dans son communiqué.
" La dette est en explosion depuis 2002 et le candidat sortant en est directement responsable ", accuse M. Mignaud, qui calcule que " le poids de la dette a progressé de 8 points de produit intérieur brut, soit 144 milliards d'euros " entre 2002 et fin 2006.
" C'est sous Sarkozy, ministre de l'Economie et des Finances, que la dette a atteint le record historique de 66,6 % du PIB " poursuit M. Mignaud. Par ailleurs, " sa proposition de pause dans la réduction des déficits pour mettre en oeuvre dès juin 2007, 15 milliards d'euros de cadeaux fiscaux ciblés sur un tout petit nombre est irresponsable et démagogique et sera inévitablement payée par les générations futures ", avertit le député PS de l'Isère.
Face à lui, " Ségolène Royal s'engage à baisser la dette publique ", poursuit-il avec " l'engagement de ramener la dette sous les 60 % du PIB d'ici la fin de la législature ". " Cela est possible grâce à la consolidation de la croissance, la maîtrise de la dépense publique et la stabilisation des prélèvements obligatoires. Nous l'avons prouvé : entre 1997 et fin 2001, la dette a baissé de 2,3 points de PIB (l'équivalent aujourd'hui de 41,4 milliards d'euros), passant de 58,5 % à 56,2 % ", argumente M. Mignaud.
Le syndicat des éducateurs judiciaires appelle à voter contre Sarkozy
PARIS, 26 avril 2007 (AFP) - Le premier syndicat d'éducateurs de la Protection Judiciaire de la Jeunesse (Snpes-PJJ/FSU) a appelé jeudi " à faire barrage à Nicolas Sarkozy " au second tour de l'élection présidentielle.
Ce syndicat qui s'était notamment élevé contre la loi de prévention de la délinquance de Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur, estime dans un communiqué que " les idées xénophobes, nationalistes et ultra sécuritaires " du Front National " ont été largement intégrées dans le discours " du candidat de l'UMP.
Dénonçant " les politiques sécuritaires, antisociales et discriminatoires portées par le gouvernement actuel et revendiquées par le candidat Nicolas Sarkozy ", le syndicat estime que le programme du candidat UMP, notamment la remise en cause du droit de grève et la suppression de l'excuse de minorité, " est à l'opposé des valeurs que le SNPES-PJJ défend ".








