Désirs d'Avenir - Epinay /s Sénart

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28 février 2007

Le gouvernement ne peut pas rester spectateur

Jean-Marc Ayrault sur RFI s'exprime sur le dossier Airbus.

" Le gouvernement ne peut pas rester spectateur par rapport à une situation très grave, il s'agit de l'avenir de l'emploi industriel en France et en Europe, là on est vraiment au coeur des grandes questions de l'avenir de nos pays dans la compétition mondiale. donc en ce qui concerne Airbus, l'Etat français étant actionnaire à 15% et par ailleurs l'actionnaire Arnaud Lagardère va vendre la moitié de ses actions, qui va le remplacer ?

Je pense qu'il faut qu'il se mobilise, qu'il s'investisse, qu'il s'engage, en tout cas nous avons besoin d'information, nous avons besoin de la clarté sur ce dossier qui est vraiment d'intérêt majeur.En France, on attend, on dit rien, j'ai même vu que Nicolas Sarkozy disait que ce n'était pas l'affaire des politiques de se mêler d'industrie, s'il s'agit de gérer les entreprises, là je suis d'accord avec lui, il ne s'agit pas de gérer l'entreprise à la place de, on ne pas revenir au système étatique, mais en même temps de se désintéresser de l'avenir de l'industrie en Europe, je pense que c'est une vraie faute, parce qu'à ce moment là c'est la délocalisation, c'est la désespérance qui s'installe, nous ne l'acceptons pas ".

Le président du groupr PS à l'Assemblée Nationale évoque ensuite la rencontre prochaine de Ségolène royal et Angela Merkel : " elle parlera de la nécessité de relancer le couple franco-allemand qui est en panne. L'Europe est en panne de projets politiques, depuis le " non " au référendum français et hollandais, et il faut donc des institutions qui fonctionnent à 27, mais il faut aussi des projets, et la France et l'Allemagne ne sont pas seules, mais elles ont un rôle moteur et il faut que ce moteur se remette en marche. Par exemple faire une Europe de l'énergie, faire une Europe de la recherche et de l'enseignement supérieur, c'est-à-dire des choix concrets, et puis aussi une Europe qui s'engage dans tout ce qui relève des politiques environnementales, et puis la question migratoire ".

Jean-Marc Ayrault revient enfin sur l'absence de Nicolas Sarkozy en banlieue " Il a joué la provocation, le Karcher, les racailles, ça a laissé des traces. Moi je suis maire de Nantes et je peux vous dire que dans les quartiers populaires, les grands quartiers, l'habitat social, Nicolas Sarkozy n'a pas une grande popularité, il fait même peur à beaucoup de gens, il inquiète en tout cas. On ne peut pas traiter le problème de la crise des banlieues, qui est vraiment un problème grave de la société Française, uniquement par le conflit, par la logique du coup de poing ou du poing sur la table, il faut donner de l'espoir aux gens, les responsabiliser aussi, parce que, c'est ce qu'a dit hier Ségolène Royal."

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Plus de 150 intellectuels s'engagent pour Ségolène Royal

Plus de 150 intellectuels appellent à voter pour Ségolène Royal " contre la droite d'arrogance " pour " une gauche d'espérance ", dans un texte à paraître dans l'hebdomadaire Le Nouvel Observateur dans son numéro du jeudi 1er mars.

Le texte de l'appel

" Le 22 avril, il sera trop tard. Trop tard pour déplorer notre dispersion. trop tard pour regretter notre inaction. Trop tard pour s'apercevoir que l'élection présidentielle s'est faite sans nous, malgré nous.

Nous refusons cette défaite trop souvent annoncée. Nous n'admettons pas que l'on vote à notre place. Nous n'acceptons pas que des sondages fabriquent une élection. Et nous ne tomberons pas dans le piège tendu par cette droite qui domine ou influence la plupart de nos grands médias. Car tout est fait, dans cette campagne, pour démobiliser la gauche et désespérer ses électeurs. Rien n'est épargné à Ségolène Royal. Ses déclarations comme ses silences, son entourage comme son compagnon, sa simplicité comme sa franchise, sa féminité comme sa fermeté : tout est prétexte en face à caricature et à moquerie. Tout est bon pour alimnter le mépris social et le dédain sexiste.

Qu'elle prenne le temps d'écouter les Français, et on la soupçonne de n'avoir rien à dire. Qu'elle annonce longuement son pacte présidentiel, et la question du chiffrage vient opportunément occulter le détail de ses engagements. qu'elle-même ou son entourage soient victimes de procédés de basse police, et on préfère retenir l'air de la calomnie plutôt que de s'alarmer pour la démocratie. Qu'elle assume son identité socialiste, et on lui reproche de se plier à un appareil. Qu'elle revendique sa part de liberté, et on l'accuse de se méfier de sa famille. Qu'elle réussisse un meeting électoral ou une émission télévisée, et on lui oppose immédiatement des enquêtes d'opinions aussi fluctuantes qu'incertaines.

Nous ne nous laisserons pas intimider.

Dès le premier tour, nous voterons Ségolène Royal et nous appelons à faire de même, à le faire savoir et à faire campagne. Car nous voulons que, cette fois, la gauche gagne.

Nous parions sur cette gauche plus exigeante avec elle-même et plus à l'écoute des siens, qui a appris de ses échecs, de ses illusions et de ses divisions, une gauche ambitieuse et audacieuse. Et nous savons que ce n'est pas n'importe quelle droite qui risque de l'emporter.

Jamais candidat de droite n'aura à ce point symbolisé la régression sociale. Nicolas Sarkozy est, tout à la fois, le candidat du pouvoir financier, du pouvoir personnel et du désordre mondial.

Soutenu par la nouvelle aristocratie financière, il incarne la soumission de la politique à l'argent. Favorable à un renforcement des pouvoirs présidentiels, il incarne la tentation du césarisme contre l'approfondissement de la démocratie. Engagé aux côtés de l'actuelle administration américaine, il incarne des aventures impériales, du choc des cultures et de l'affrontement des peuples. C'est le candidat de la peur. Des peurs qu'il exploite - celles de l'avenir, du monde, de l'étranger, des jeunes - mais aussi des peurs qu'il inspire en convoquant l'imaginaire de l'homme fort, du chef vindicatif et exalté, épris du pouvoir et de lui-même.

Contre ce danger, Ségolène Royal est la candidate de l'espérance.

Elle l'a fait naître en défendant une démocratie participative où les citoyens sont reconnus experts de leurs problèmes. Une espérance à la fois sociale et écologique, éthique et démocratique, française et européenne. L'espérance d'une République nouvelle, rompant avec un présidentialisme étouffant pour un parlementarisme vivant. L'espérance d'une démocratie qui ne se réduirait plus à un pouvoir personnel, avec ses courtisaneries, ses impunités et ses privilèges. L'espérance d'une France enfin réconciliée avec son peuple, ses quartiers, ses travailleurs et sa jeunesse dans sa diversité.

Mais l'indifférence peut tuer l'espérance.

Depuis 2002, nous sommes prévenus, et nous n'avons plus d'excuse. Nous savons que cette élection sera ce que nous en ferons. Il n'est plus temps de se faire plaisir, en perdant de vue l'enjeu décisif. Nous affirmons qu'il n'est de soutien entier que critique, de loyauté que lucide, de solidarité qu'indépendante, et nous resterons fidèle à cet engagement. Nous disons aussi que le second tour se joue dès le premier tour. Cette élection n'est pas ordinaire et elle engage, à travers le sort de la France, un peu de l'avenir du monde.

C'est pourquoi, contre une droite arrogante, nous appelons à choisir, dès le 22 avril, une gauche d'espérance, en votant Ségolène Royal. "

La liste des signataires

Marc Abélès, anthropologue - Laure Adler, journaliste - Elisabeth Alles, anthropologue - Paul Allies, politiste - Mathieu Arnoux, historien - Pierre Arnoux, mathématicien - Jacques Audiard, réalisateur - Jean-Pierre Azéma, historien - Muriel Badet, historienne de l'art - Sébastien Balibar, physicien - Nicolas Bancel, historien - François Barat, cinéaste - Michel Barak, historien - Dominique Barella, historien - Christian Baudelot, sociologue - Anna Bellativis, historienne - Yehezkel Ben-Ari, biologiste - Samuel Benchetrit, écrivain - Michel Bénichou, avocat - Carmen Bernand, anthropologue - Arno Bertina, écrivaine - Dominique Besnehard, producteur - Philippe Besson, écrivain - Didier Bezace, metteur en scène - Sylvie Blocher, artiste - Bernard Bobe, chimiste - Mikkel Borch-Jacobsen, philosophe - Daniel Bougnoux, avocat - Jean-Pierre Brigaudiot, plasticien - Geneviève Brisac, écrivaine-éditrice - Michel Broué, mathématicien - andré Burguière, historien - Maryline Canto, cinéaste - Pierre Cartier, mathématicien - Claude Chambard, écrivain - Marc Chaperon, mathématicien - Noelle Châtelet, écrivaine - Monique Chemillier-Gendreau, juriste - Patrice Chéreau, metteur en scène - Jean-Claude Chevallier, linguiste - Hélène Cixous, écrivain - Olivier Cohen, éditeur - Annie Cohen, écrivaine - Catherine Corsini, réalisatrice - Sylvain Coudène, pianiste, Dir. école de musique - Marie Coulais, éditrice de musique - Malrène Coullomb, universitaire - Pierre-Louis Curien, mathématicien, informaticien - Paule Darmon, écrivaine - Robert Delpire, éditeur - Erwan Diantelli, anthropologue - François Dubet, sociologue - Jean-Michel Ducomte, avocat - Alain Ehrenberg, sociologue - Bernard Faivre d'Arcier - Betty Felenbok, biologiste - Marc Ferro, historien - Cynthia Fleury, philosophe - Alain Forest, historien - Antoinette Fouque, psychanalyste - Anne Marie Garat, écrivaine - Françoise Gaspard, sociologue - Jean-Pierre Gattegno, écrivain - Marie-france Giret, pianiste - Maurice Godelier, anthropologue - Anouk Grinberg, comédienne - Martial Guédron, historien de l'art - Jean Guiloineau, écrivain-traducteur - Gérard Haller, écrivain - Karen Hansen, artiste - Alain Hélissen, écrivain-chroniqueur - Françoise Héritier, anthropologue - Denis Herlin, musicologue - Serge Jakobowicz - Jean Jamin, anthropologue - Catherine Jeandel, géochimiste - Louis Joinet, magistrat - Pierre Jolliot, biologiste - Geneviève Joutard, historienne - Philippe Joutard, historien- Jean Kehayan, journaliste - Jacques Julliard, historien - Christiane Klapisch-Zuber, historienne - Julia Kristeva, universitaire-psychanalyste - JeanLahib, producteur - Guy Lacour, universitaire - Nicole Lapierre, sociologue - Françoise Lavocat, littérature comparée - Armelle Le Bras-Chopard, politologue - Daniel Lindenberghistorien - Dyssia Loubatière, assistante à la mise en scène - Michèle Manceaux, écrivain-journaliste - Frédéric Martel, sociologue - François Marthouret, comédien - Mireille Martin, mathématicienne - Dominique Méda, philosophe - Khaled Melhaa, journaliste-producteur - Eric Michaud, historien de l'art - Yves Michaud, philosophe - Jean-Pierre Mignard, avocat - Philippe Minard, historien - Ariane Mnouchkine, metteur en scène - Sarah Moon, politologue - Jean-Paul Moreigne, économiste - Bernard Murat, directeur de théâtre - Roland Nadaux, écrivain - Véronique Nahoum-Grappe, anthropologue - Pap Ndiaye, historien - Monique Nemer, écrivaine-éditrice - Alain Omont, astrophysicien - Alfredo Pena Vega, sociologue - Michel Piccoli, comédien - Martyne Perrot, sociologue - Michelle Perrot, historienne - Thomas Piketty, économiste - Etienne Pion, président d'un mouvement laique - Evelyne Pisier, juriste - Emmanuel Poisson, historien - Christophe Prochasson, historien - Pierre Raterron, artiste-auteur - Elisabeth Roudinesco, historienne-psychanalyste - Roland Rappaport, avocat - Yannick Ripa, historienne - Joel Roman, philosophe-éditeur - Jean-Paul Scarpitta, metteur en scène - Leila Sebbard, écrivain - Claude Servan-Schreiber, écrivaine - Fabienne Servan-Schreiber, productrice - Emmanuelle Sibeud, historienne - Philippe Sollers, écraivain - Maria Stavrinaki, historienne - Benjamin Stora, historien - Martine Storti, écrivaine - Irène Théry, sociologue - Pierre Tambourin, biologiste - Philippe Torreton, comédien - Pierre Tournier, historien - Jacques treiner, physicien - Lucette Valensi, historienne - Agnès Verlet, écrivaine - Daniel Vigne, metteur en scène - Jean Viard, sociologue-éditeur - Fabienne Vonier, productrice-distributrice - Emmanuel Wallon, sociologue - Catherine Weinzaepflen, écrivain.

Pour signer la pétition, envoyez un mail à : pourunegauchedesperance@gmail.com

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L'industrie aéronautique est un enjeu majeur pour l'avenir de notre pays et pour l'Europe

Ségolène Royal exprime sa solidarité avec les salariés d'Airbus durement frappés par les 10 000 supressions d'emplois annoncées aujourd'hui, dont 4 300 en France. Ce plan de restructuration n'était pas une fatalité. Il aurait été possible de faire autrement.

Il est de la responsabilité de l'Etat français d'avoir une vision stratégique de long terme en participant avec nos partenaires allemands et espagnols à l'indispensable recapitalisation d'Airbus.

L'Etat français n'a pas joué son rôle d'actionnaire responsable ces dernières années et les gouvernements successifs depuis 5 ans ont même aggravé par leur action, les problèmes de direction et d'organisation interne de l'entreprise, dégradant en conséquence les relations avec notre partenaire allemand.

La logique financière mise en oeuvre a contribué à fragiliser l'entreprise et il faut lui substituer une véritable stratégie industrielle. L'industrie aéronautique est un enjeu majeur pour l'avenir de notre pays et pour l'Europe. Les savoirs-faire et les emplois de ceux qui ont contribué à l'essor d'Airbus doivent être préservés.

Pour développer une politique d'investissement vitale face à son concurrent américain Boeing, il est nécessaire de trouver un juste équilibre entre un actionnariat public et un actionnariat privé fiable, tout en sécurisant le partenariat avecles entreprises sous-traitantes.

Par ailleurs, la parité euro-dollar est très défavorable à airbus, ce qui pose une fois de plus la question de la politique de change européenne.

Ségolène Royal rappelle qu'elle propose le renforcement du droit de veille et d'alerte des représentants des salariés et la présence systématique de salariés dans les conseils d'administration des entreprises.

Ségolène Royal a déjà eu l'occasion de rencontrer des salariés d'Airbus Industrie Meaulte le 15 février dernier à Airaines dans la Somme.

La France a besoin d'une Europe technologique et industrielle forte pour faire face à la mondialisation.

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27 février 2007

Ségolène croit aux "talents" des banlieues

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Affirmant avoir confiance dans les " talents " des banlieues, Ségolène Royal a signé mardi 26 février le " contrat social et citoyen " du collectif AC le feu à Clichy-sous-Bois (Seine Saint Denis), sans toutefois s'engager sur toutefois s'engager sur toutes les propositions qui y sont inscrites.

Après un entretien privé avec le Maire socialiste de la ville, Claude Dilain, Ségolène Royal s'est rendue devant la stèle érigée en mémoire des deux victimes.

211664_clichyElle y a déposé des fleurs sur la stèle érigée à la mémoire de Zyed Benna et Bouna Traoré, les deux adolescents décédés le 27 octobre 2005, électrocutés après s'être réfugiés dans un transformateur électrique alors qu'ils étaient poursuivis par des policiers. Des membres des familles des deux jeunes étaient également présents à cet hommage devant le lycée Robert-Doisneau.

Ségolène Royal a ensuite passé près de vingt minutes avec les membres d'une petite association qui fait du soutien scolaire pour les enfants et des cours de français pour adultes, dans un local en bas d'un immeuble.

Accueillie chaleureusement aux cris de " Ségolène présidente " par les habitants du quartier, la candidate socialiste a délcaré : " Vous faites partie intégrante de la nation ".

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" Vous n'êtes pas un problème mais une partie de la solution à nos problèmes "

Ségolène Royal signe le pacte AC le feu. Reportage vidéo à Clichy-sous-Bois.


Segolene - Clichy sous Bois - Rencontres
envoyé par da93

" On a besoin de vous, on a besoin de vos talents ", affirme-t-elle à des habitants réunis à la Maison de la Jeunesse, où elle a signé le " contrat social et citoyen " de l'association AC le feu, rédigé sur la base de cahiers de doléances compilés après les violences urbaines de l'automne 2005.

Ce pacte, rédigé sur la base des doléances récoltées en 2006 dans 120 villes de France par le collectif AC le feu, né à Clichy-sous-Bois après les violences urbaines comporte 105 propositions " concrètes " sur neuf thèmes comme l'emploi, les discriminations, le logement, l'insécurité.

La candidate socialiste laisse de côté une trentaine de points notamment des propositions fiscales qui lui semblent " irréalisables " ou dont la rédaction pose problème.

" Mon grand chantier présidentiel sera la réussite des quartiers populaires ", qui ne sont pas " un problème mais une partie de la solution aux problème de la France. Car je veux que l'énergie des jeunes des quartiers, l'inventivité, la créativité, l'envie d'avancer, constituent un élément fort de la relance de la croissance économique ".

Ségolène Royal refuse " l'assistanat " et " la tutelle ". " Il faut vous demander ce que vous vous pouvez faire. Je m'appuie sur votre énergie, c'est ça mon exercice du pouvoir " et insiste sur le droit au logement ou au premier emploi, la lutte contre la précarité, le soutien aux jeunes entrepreneurs. " Rien ne peut se faire sans vous. J'ai envie que vous réussissiez. J'ai besoin de vous dans cette nouvelles France qui se lève. J'ai confiance en vos talents, vos générosités. Vous pouvez faire beaucoup pour la France ".

Elle se dit favroable aussi à la police de proximité. " Chaque fois qu'il y a un acte de délinquance chez un jeune, s'il n'y a pas la première réponse et la première sanction, on recommence ".

" On va réussir à renverser l'image de marque, l'engagement que je prends, c'est agir vite !".

Ségolène Royal a aussi rencontré des femmes au siège d'une association d'entraide scolaire, dans une cité, avec trois salariés qui aident 80 enfants de 6 à 18 ans à faire leurs devoirs. " Je veux que tous les enfants puissent avoir un soutien scolaire gratuit au moment où ils en ont besoin. C'est le coeur de tout, encadrer les enfants pour qu'ils réussissent et très tôt ".

La candidate socialiste s'étonne de " la pénurie de moyens des associations " et estime " capital " de " remettre du service public ".

" Les choses peuvent rebasculer très rapidement si rien n'est fait, il faut reprendre les choses à la base ".

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26 février 2007

Royal s'étonne que Sarkozy veuille rétablir "la police de proximité" après l'avoir cassée

La police de proximité a été créée sous le gouvernement de Lionel Jospin avant d'être abandonnée en 2002 par Nicolas Sarkozy, ministre de l'Intérieur. La police de quartier est également l'une des propositions phare de la candidate socialiste à l'élection présidentielle. Elle figure parmi les 100 propositions de son pacte présidentiel présenté à Villepinte le 11 février dernier.

Ségolène Royal en déplacement lundi à Niort (Deux-Sèvres) a dit s'étonner que Nicolas Sarkozy " après avoir cassée la police de proximité ", envisage " peut être d ela rétablir ".

La présidente de la région Poitou Charentes a avoué être " très étonnée, car après avoir cassée pendant cinq ans la police de proximité, aujourd'hui il réalise qu'il va falloir peut être la rétablir ".

Le candidat de l'UMP a demandé récemment à un groupe d'experts de réfléchir sur la création d'une " police de quartier ".

Selon Ségolène Royal " la morale publique de l'action exige des responsables politiques lorsqu'ils peuvent agir, d'agir. S'ils pensent avoir fait une erreur, mieux vaut tard que jamais. Il a deux mois pour agir. Il est toujours ministre de l'Intérieur et bénéficie de moyens considérables. Qu'il en profit pour faire son travail et rétablir la police de proximité " a ajouté Ségolène Royal en s'interrogeant : " Est-il le mieux placé pour reconstruire ce qu'il a cassé ? Je ne le crois pas ".

" Moi, je crois beaucoup à la police de quartier, c'est dans mon projet présidentiel. Police de quartier, parce que c'est une police qui est au plus près des habitants qui est donc respectée des habitants et réciproquement ".

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25 février 2007

Nicolas Sarkozy a cessé de venir cambrioler les valeurs de gauche, il a rejoint son camp

Christiane Taubira invitée de Laurence Ferrari sur Dimanche +.

Christiane Taubira revient sur la double casquette de Nicolas Sarkozy " Ce qui est grave pour les institutions, c'est qu'un candidat qui est chargé de l'organisation des institutions, qui a signé très récemment justement le décret pour l'organisation de l'élection présidentielle, que ce candidat soit ministre d'Etat, dispose de l'appareil d'Etat, soit tous les jours dans la confusion des registres. C'est cela qui est extrêmement grave. On aurait regardé de très haut avec un immense mépris tout pays d'Afrique, d'Amérique du Sud, d'Amérique centrale ou d'Asie où un candidat aurait été dans cette configuration là et on aurait regardé cela comme une République bananière.

Je suis décontenancée parce qu'il est ministre tout-puissant depuis cinq ans, vraiment tout-puissant, il est ministre d'Etat mais surtout il s'est mêlé de tout au gouvernement : il s'est mêlé de l'éducation en faisant le travail de Luc Ferry au corps défendant de Luc Ferry, il s'est mêlé de justice en prenant en charge un certain nombre de mesures à la place de Monsieur Perben, il l'a refait pour Monsieur Clément. Il fait ce qu'il veut, il impose son point de vue, il a imposé aussi, enfin il a fait voter presque 25 lois pendant une législature ".

A propos de la police dans les quartiers, elle rappelle : " Il a démantelé la police de proximité, il a humilié des policiers dans le Sud de la France en leur disant " la meilleure prévention, c'est la répression ", il a vraiment systématiquement déconsidéré le travail non seulement des policiers de proximité mais de tous cex éducateurs, de ces travailleurs sociaux, de ces militants associatifs qui, sur le terrain, permettent à la société de tenir et aujourd'hui, il vient nous décliner cela au futur ".

Pour la conseillère de Ségolène Royal " il a cessé de venir cambrioler à la fois des valeurs de gauche, les auteurs de gauche, les hommes d'Etat de gauche, les projets de gauche. La grande parade est finie et je crois que, pour toutes les déclarations que je l'ai entendu faire cette semaine, il a rejoint son camp, il a rejoint tel qu'il a occupé ces cinq dernières années, c'est-à-dire plus que la droite dure que la droite modérée ".

Christiane Taubira adresse enfin un message à François Bayrou : " Ce que propose François Bayrou finalement, c'est la cohabitation puisqu'il se dit prêt à prendre, à désigner un Premier Ministre de gauche. Or, on sait à quel point la cohabitation a accélérée l'essouflement de la 5ème République parce que, en fait, cela a un effet yo-yo : ou le législatif et l'exécutif s'affrontent ou bien se neutralisent. On ne peut pas supporter une nouvelle expérience de cohabitation ".

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24 février 2007

" Je veux bâtir avec vous tous la gauche moderne, celle du XXIè siècle "

sego_rouenRassemblement autour de Ségolène Royal et Laurent Fabius au Zénith de Rouen.

" Je veux bâtir avec vous tous la gauche moderne, celle du XXIè siècle " a délcaré Ségolène Royal, samedi devant environ 7 500 personnes réunies au Zénith de grand-Quevilly, en Seine Maritime, lors d'un meeting commun avec Laurent Fabius. 2 000 sympathisants n'ont pu pénétrer dans la salle, faute de place.

La candidate du PS, du PRG et du MRC a défendu une " gauche moderne et efficace, une nouvelle façon, à partir des valeurs de gauche adaptées, d'accompagner les mutations, d'apaiser les inquétudes ".

Ségolène Royal s'est inscrite dans le sillage de François Mitterrand, Léon Blum et de l'ensemble des gouvernements socialistes, citant Lionel Jospin et Pierre Bérégovoy.

" La gauche nouvelle et efficace n'oublie rien : elle n'oublie ni les luttes ouvrières ni les conquêtes sociales, elle n'oublie pas que ceux qui ont le pouvoir l'abandonnent rarement d'eux-mêmes ". Cette gauche ne renonce pas " à l'égalité réelle, n'en rabat pas sur la laicité et les services publics et a les yeux ouverts sur la réalité.

La gauche efficace a aussi les yeux ouverts sur la réalité. Elle sait que, faute d'être confrontées au réel, les idées se transforment en dogmes, elle ne confond pas la conviction avec le sectarisme, elle cherche obstinément la mise en mouvement de toute la société (...) elle est prête à expérimenter tout ce qui marche, dès lors qu'il ne s'agit pas d'oublier les fins : le progrès social pour tous et le respect pour chacun ".

Ségolène Royal s'est dite " heureuse de ce jour qui marque un rassemblement de la famille socialiste ".

La candidate a salué ses alliés radicaux de gauche et chevènementistes.

Ségolène Royal a exprimé " l'intention de rassembler bien au-delà tous ceux qui veulent simplement que ça change, tous ceux qui veulent que la France se relève ".

Posté par Desir spinolien à 18:31 - Discours et interventions de Ségolène - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

23 février 2007

Ségolène Royal a annoncé jeudi la nomination d'une " équipe du pacte présidentiel "

EQUIPE DU PACTE PRESIDENTIEL DE SEGOLENE ROYAL

Lionel Jospin - François Hollande - Dominique Strauss-Kahn - Laurent Fabius - Pierre Mauroy - Edith Cresson - Henri Emmanuelli - Bernard Kouchner - Bertrand Delanoe - Gérard Collomb - Martine Aubry - Yvette Roudy

Les présidents des groupes socialistes à l'Assemblée Nationale et au Sénat : Jean-Marc Ayrault et Jean-ierre Bel

Directeurs de campagne : François Rebsamen et Jean-Louis Bianco

Directeur de cabinet : Christophe Chantepy

COORDINATION DES FORMATIONS POLITIQUES

François Hollande : Premier Secrétaire du Parti Socialiste

Jean-Pierre Chevènement : Président du Mouvement Républicain et Citoyen

Jean-Michel Baylet : Président du Parti Radical de Gauche

POLE EXPRESSION COMMUNICATION

Conseillers spéciaux : Jack Lang, Julien Dray

Porte-Parole (coordonné par Jean-Louis Bianco ) : Arnaud Montebourg, Vincent Peillon, Najat Belkacem

Déléguée à l'expression républicaine : Christiane Taubira

Coordination des interventions thématiques : Jean-Pierre Chevènement

Relations publiques, déplacements : Patrick Mennucci

Relations avec la presse nationale : Claude Bartolone, Delphine Batho

Presse régionale : Gilles Savary, Jean Guérard

Presse internationale : Elisabeth Guigou, Manuel Valls

Argumentaires : Jean-Marie Le Guen, Annick Le Petit

Communication interne, mobilisation des Fédérations : Bruno Le Roux, Eugène Caselli, Christiane Demontès, Gilles Pargenaux,

Coordination des réponses aux questionnaires : Stéphane Le Foll

Coordination des réponses au courrier : Thierry Mandon

Relations syndicats, associations, société civile : David Assouline

Association de financement : Dominique Bertinotti

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22 février 2007

Bernard Kouchner remet son rapport sur le service civique [21/02/07]


Kouchner service civique
envoyé par PartiSocialiste

Bernard Kouchner a remis à Ségolène Royal son rapport sur le service civique.

L'ancien ministre propose la création " d'un service civique mixte et universel " pour les jeunes de 18 à 25 ans, qui s'effectuera dans les associations, ONG ou services publics.

Ségolène Royal a confirmé qu'elle défendra la proposition, tout en suggérant " une première étape d'expérimentation sur la base du volontariat ".

Le rapport Kouchner propose que ce service soi " obligatoirement proposé à tout jeune entre 18 à 20 ans comme un droit et un devoir pour tous ".

" Ce n'est pas les travaux forcés.Il faut que ce soit une connivence, un intérêt partagé par ceux qui reçoivent et ceux qui apportent quelque chose " ajoute le fondateur de Médecins sans frontières et de Médecins du monde.

Bernard Kouchner propose de " commencer par 50 000 jeunes la première année pour parvenir à environ 500 000 jeunes par an en rythme de croisière ".

Ce service sera accompli dans les " structures associatives, publiques, les collectivités territoriales, les écoles, hôpitaux et universités, mais aussi les entreprises de l'économie solidaire " en France et à l'étranger.

Les jeunes concernés seront encadrés par des membres d'une " réserve civique " constituée de personnes de plus de 55 ans. " Ce sera la rencontre des générations ". Le jeune serait indemnisé à hauteur de 300 euros par mois, ses frais pris en charge pa la structure d'accueil.

Bernard Kouchner estime que le coût annuel s'élèvera à 1 milliards d'euros " lors de la phase de montée en puissance " et tournera " autour de 2 mds " pour 500 000 jeunes.

Télécharger le rapport en PDF : SR_rapport_Bernard_Kouchner

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