31 janvier 2007
" La question du logement est au coeur de la question sociale "
Après le débat participatif de Roubaix, la visite de Ségolène Royal au "Ministère de la crise du logement " et la disparition de la figure tutélaire du droit des sans-abri, l'Abbé Pierre, Ségolène Royal a précisé ses engagements sur le logement.
Elle a présenté une dizaine de propositions concrètes pour relancer le logement social, répondre au problème particulier de la jeunesse dans ce domaine et favoriser l'accès à la propriété. Elle a assuré les associations qui militent souvent sur le fil de la légalité de son soutien à la juste cause des sans-logis et de son engagement en faveur du droit de réquisition.
Extrait des interventions de Ségolène Royal pendant le débat participatif à Roubaix). " La France se sent tirée vers le bas. Les parents se demandent si leurs enfants pourront accéder au logement, première condition de la dignité. Il y a une attente désespérée des Français devant la montée des désordres, en premier lieu le désordre du logement. Il y a de l'angoisse de la précarité des jeunes, confrontés à des exigences de garanties et de salaires qu'ils ne peuvent saitsfaire, comme l'angoisse des personnes âgées qui se demandent combiend de temps leurs pensions suffiront à payer leur loyer... Pourtant, l'accès au logement, c'est l'accès à une dignité fondamentale.
C'est une condition essentielle pour pouvoir se projeter dans la vie. Or, la plus profonde des inégalités aujourd'hui, se situe entre ceux qui peuvent se projeter dans l'avenir, qui peuvent imaginer le futur de leurs enfants, et ceux qui ne peuvent pas se projeter plus loin que la fin de la semaine et qui ne savent pas de quoi sera faite la vie de leurs enfants, s'ils auront seulement un toit ou un travail. Le logement doit être assuré sur toute la vie parce que c'est la condition d'une vie de famille. Et c'est souvent la condition de la réussite scolaire des enfants et de la stabilisation de l'emploi. Tout se tient, cela veut dire que ce logement conditionne et nécessite un emploi stable et un salaire stable. C'est pourquoi cette question du logement est au coeur de la question sociale.
La crise actuelle nous montre que la loi du marché ne peut plus résoudre la question du logement. Cette crise n'est pas le fruit du hasard. Elle est la conséquence des politiques de droite qui ont été menées depuis cinq ans. Cinq années de renoncement, cinq années de mesures favorables aux plus riches. Aujourd'hui, beaucoup de communes ne respectent pas l'obligation de construire les 20% de logement sociaux sur leur territoire. Il faudra désormais aller au-delà des amendes. Il faut être beaucou plus radical et que l'Etat se substitue à ces mairies défaillantes en réquisitionnant les terrains et en construisant lui-même les logements sociaux. C'est de cette façon-là que l'on pourra, petit à petit, résorber le déficit du nombre de logements sociaux.
Je découvre aussi que l'Etat spécule. Il est quand même très choquant que ce soit le gouvernement lui-même qui à partir de terrains dont il ne fait rien, dont il est propriétaire au nom des Français, participe à la spéculation immobilière. Il faudra que cela cesse. Si je suis élus, les terrains et les bâtiments appartenant à l'Etat seront mis en vente pour les communes qui veulent faire du logement social, et ce à moitié du prix du marché. Je prends devant vous cet engagement, il sera appliqué immédiatement après la présidentielle si nous l'emportons.
Je vous le dis, si je suis élue, l'Etat et la puissance publique, en relais sur les collectivités territoriales, reprendront tous leurs droits dans ce domaine pour imposer un certain nombre de décisions. Je ferai du logement une grande cause nationale selon le voeu de Michel Delebarre, président du mouvement HLM et député PS du Nord.
L'objectif très ambitieux que nous devons nous fixer, c'est la réalisation de la sécurité-logement tout au long de la vie. C'est dans ces conditions aussi que cette fameuse loi du droit au logement opposable sera crédible car comment croire une loi qui établit et proclame le droit au logement alors qu'il y a une telle pénurie de construction de logements sociaux depuis cinq ans ? Quand pendant cinq ans, l'Etat a même donné de l'argent à des gens pour se désengager du social ?
Pour la réalisation de toutes ces politiques, votre mobilisation sera nécessaire. C'est pourquoi, ces débats sont aussi importants. Je vous remercie d'y avoir apporté votre pierre ".
DOSSIER Logement : retrouvez les propositions de Ségolène Royal :
http://desirsdavenir.com/index.php?c=dossier&dossier=6
" Le métissage est une chance pour la France. Je serai la présidente de la République de la France métissée " [27/01/2007]
Ségolène Royal a profité de son déplacement à la Martinique et de sa rencontre avec le poète Aimé Césaire pour aborder le thème du colonialisme. Devant 400 personnes, Ségolène Royal a rappelé qu'en 1978, à sa sortie de l'Ena, elle avait fait un stage à la préfecture de Fort-de-France, où elle avait demandé à rencontrer Aimé Césaire.
" Cette visite me fut interdite. Ce fut un choc pour moi. Aimé Césaire, ce lutteur qui tenait tête au pouvoir conservateur était infréquentable pour l'Etat français et la droite de l'époque. Mais a-t-elle vraiment changé, car cette demande de rendez-vous a dû être inscrite sur ma fiche des Renseignements Généraux ", a-t-elle ajouté avec ironie.
" J'ai mieux compris ce jour-là, et je ne l'oublierai pas, ce qu'était le pouvoir néo-colonial. Je salue Aimé Césaire et tous les militants qui ont contribué à parler malgré les baillons. Il a fallu attendre François Mitterrand et 1981 pour que la liberté d'expression de ces militants soit rétablie sur les ondes. J'ai continué à nourrir ma révolte de ces mots incandescents. Le discours sur le colonialisme d'Aimé Césaire devrait être appris dans toutes les écoles de France ".
Ségolène Royal a rappelé son opposition " à l'exécrable loi votée par la droite sur les soi-disants bienfaits de la colonialisation. Cette lecture révisionniste de l'histoire était inacceptable. Le colonialisme, c'est un système de domination, de spoliation, et d'humiliation.
Les souvenirs refont surface, mon combat retrouve tout son sens. Vous pouvez compter sur moi, je suis une femme debout. Le métissage est une chance pour la France. Je serai la présidente de la République de la France métissée. Je souhaite une République accueillante à tous les siens et qui ne tolère plus aucune discrimination. "
Aimé Césaire a salué vendredi le retour au pays de Ségolène Royal et à l'issue d'un entretien à Fort-de-France, il lui a exprimé sa " confiance ". " Je suis très ému d'avoir une petite Matiniquaise de retour sur l'Ile où elle a passé trois ans de sa vie dans son enfance ".
" La Martinique est inquiète. Nous sommes dans un monde nouveau, il faut une politique nouvelle, avec des fondements précis : la liberté, l'égalité, la fraternité et je me permets d'ajouter l'identité, car il y a une identité martiniquaise " a poursuivi le fondateur du Parti progressiste martiniquais.
" Nous vous faisons confiance, vous nous apportez la confiance et je me permets l'expérance " a-t-il ajouté.
" Je suis une femme debout ! Nous allons changer ça ! " [29/01/2007]
Ségolène Royal a appelé les électeurs guadeloupéens à se mobiliser fortement lors de la présidentielle. Aux Abymes, dans la banlieue de Pointe-à-Pitre, la candidate socialiste, qui a vécu dans les Antilles enfant, a clos son meeting par quelques mots de créole.
" Moin sé en fanm doubout ! Nou kay cassè ça ! - Je suis une femme debout ! Nous allons changer çà ! Malgré les mauvais coups, j'avance et j'ai besoin de vous. Ne vous abstenez pas de ce droit de vote pour lequel encore aujourd'hui à l'échelle de la planète tant d'hommes tant de femmes se battent et risquent leur vie. Ne vous abstenez pas, venez voter. Décidez de votre avenir ! J'ai besoin de vous. Nous nous redresserons ensemble ".
Suite à l'expression employée par Ségolène Royal en créole, le député de la Guadeloupe et secrétaire national du PS aux DOM-TOM, Victorin Lurel, s'est déclaré " scandalisé par l'exploitation éhontée, par l'UMP, de la traduction inexacte d'une expression créole ".
Victorin Lurel a affirmé qu'il était " scandaleux que l'expression créole " nou ké cassé ça " ait été traduite par " nous allons tout casser ". Ségolène Royal n'envisage pas de casser la République mais de la changer.
Ségolène Royal a ensuite fait référence aux femmes de Guadeloupe " exploitées au travail et devant, à la maison, se charger de tout ". Elle a aussi rendu hommage à Gerty Archimède, la " Mulâtresse Solitude ", qui s'est battue contre le rétablissement de l'esclavage par Napoléon et fut pendue le lendemain de son accouchement.
" Ardente combattante et en même temps profondément humaine, Gerty Archimède disait que son plus grand plaisir et le sens de son engagement c'était de faire le bonheur de son peuple. Elle disait : " mon pire ennemi c'est la médiocrité. J'éprouve vraiment une souffrance physique quand je m'y trouve confrontée ". Aujourd'hui, aidez-moi à me soustraire à la médiocrité du débat politique. Restons vaillants ! Elevons le débat !
Malgré les mauvais coups, j'avance et j'ai besoin de vous ! J'ai la pronfonde certitude que je parle juste et que demain j'agirai juste pour redresser la France qui mérité mieux que ce qu'elle a ".
Ségolène Royal avait rendu, peu avant son départ pour la Guadeloupe, une " visite de courtoisie " au président indépendantiste du conseil régional de la Martinique, Alfred Marie-Jeanne.
Alfred Marie-Jeanne a indiqué que la candidate socialiste n'avait " pas d'obligation à venir lui rendre visite " ajoutant qu'il n'avait " jamais soutenu de candidat à une présidentielle à l'exception d'une demi-fois pour François Miterrand, c'était au deuxième tour ". " C'est un bon début ", lui a répondu Ségolène Royal.
Elle a précisé qu'il s'agissait également d'une " visite de président de région à président de région. Moi-même étant dans une phase d'écoute et de construction, il me semblait tout naturel de faire cette visite de courtoisie auprès de tous ceux qui se mobilisent pour l'intérêt de la Martinique ".
Alfred Marie-Jeanne a plaidé en faveur d'une plus grande " autonomie des régions " soulignant qu'il existait une réflexion en ce sens en France.
" De toute façon comme vous êtes un observateur vigilant des débats politiques, vous savez que je suis une régionaliste convaincue" a déclaré Ségolène Royal. " Ca se fera bien sûr dans le cadre de la République et en veillant à la péréquation. Il ne faudra pas affaiblir l'Etat et la puissance publique qui devront assumer la péréquation entre les régions et faire les transferts financiers nécessaires en accompagnement des nouvelles compétences ".
29 janvier 2007
DEBATS PARTICIPATIFS
Exprimez-vous !
Parce que nul ne détient la vérité, et afin d'élaborer un " projet pour la France " en encourageant la participation des citoyens, Ségolène Royal, candidate aux élections présidentielles des 22 avril et 6 mai 2007, a souhaité que soient organisés des débats participatifs autour de ses priorités.
Des centaines de débats sont organisés dans toute la France et sur Internet (www.desirsavenir.org), les idées qui en résultent feront l'objet d'une synthèse.
Au nom de Ségolène Royal, j'ai le plaisir de vous convier aux débats participatifs qui se tiendront :
le mardi 30 janvier 2007 à 20h00 à Ris-Orangis - thème : Emploi - Vie chère - au restaurant scolaire Orangis, rue du Château d'Eau.
le mercredi 31 janvier 2007 à 20h00 à Draveil - thème : Education - Salle Chapuis, 97 bis boulevard Henri Barbusse.
le mercredi 7 février 2007 à 20h00 à Epinay-sous-Sénart - thème : Les luttes contre les violences et les insécurités - Villa Lecoq, rue du Petit Pont
le jeudi 8 février 2007 à 20h00 - thème : Environnement - Salle Jean Villard, rue de la mairie.
Espérant que vous puissiez participer à cette démarche qui redonne du sens à l'action publique et citoyenne.
Très cordialement,
Thierry MANDON
Président des comités de soutien de Ségolène Royal
pour la 9ème circonscription
26 janvier 2007
Face au logement : trois déplacements de Ségolène Royal
Prix des loyers, caution, logements sociaux, discrimination... Un reportage sur les problèmes liés au logement : Ségolène Royal à Lille, Roubaix et au Ministère de la crise du logement.
Vidéo disponible aussi sur le site Désirs d'Avenir.
Segolene - Face au logement - Reportage
envoyé par da93
" Le CNE sera abrogé si je suis élue " [25/01/2007]
Extrait de l'interview de Ségolène Royal, invitée de RMC et BFMTV :
Ségolène Royal a réagi aux propos de Nicolas Sarkozy sur les contrats de travail. " Sa proposition de calquer le contrat de travail sur le CNE est grave. Il s'apprête à démanteler le code du travail et à faire en sorte que désormais tous les Français puissent être licenciés pendant deux ans sans justification et sans motif. Ce n'est pas ma conception des choses. Le CNE sera abrogé et le CDI deviendra la référence du contrat de travail ".
Les entreprises qui s'engageront dans les CDI " bénéficieront d'un bonus sur les cotisations sociales. Le modèle de précarité que la droite propose va tirer la France vers le bas, est très destructeur ". Ségolène Royal a plaidé pour le plafonnement des frais bancaires et pour le " développement du micro-crédit ", un dispositif mis en place dans sa région Poitou-Charentes.
Sur les 35 heures, Ségolène Royal a indiqué qu'elles devront être " généralisées dans de bonnes conditions ". Elle a réaffirmé la nécessité de " remettre à plat un certain nombre de questions " sur la réduction du temps de travail, car dans certains cas, l'application des 35 heures " a compliqué l'organisation des entreprises " et " dégradé les conditions de travail ".
Quand le ministre de l'intérieur - candidat mène l'enquête...
Dans son édition du 24 janvier, le Canard enchaîné a révélé que le cabinet du ministre de l'Intérieur a demandé à la sous-direction de l'analyse des renseignements généraux d'enquêter sur bruno Rebelle, membre de l'équipe de campagne de Ségolène Royal. Selon les informations obtenues par l'hebdomadaire d'autres noms seraient à épingler.
La confusion des genres entre le ministre de l'Intérieur et le candidat à l'élection présidentielle est à son comble. Ces méthodes inacceptables ne peuvent que nous inquiéter sur les pratiques d'un homme souhaitant devenir Président de la République.
Ces pratiques, dignes des pires campagnes électorales, nous montrent à quel niveau Nicolas Sarkozy souhaite placer le débat.
Nous sommes aujourd'hui à trois mois du 1er tour et l'emploi de ce type de méthode ne peut que nous inquiéter pour la suite de la campagne. Ces méthodes révèlent l'état de notre République et l'urgence de réformer nos institutions.
Ségolène inaugure son QG de campagne et annonce l'accélération des débats participatifs [22/01/2007]
Ségolène Royal a annoncé lundi, lors de l'inauguration du QG de campagne rue Solférino à Paris, " une accélération des débats participatifs " qu'elle a lancés, tout en réaffirmant qu'elle " tiendrait bon " sur son style de campagne, d'autant que les débats participatifs (2 000 se sont déjà tenus), " ça marche ".
Ce temps du débat doit être respecté. " Il est fructueux, la parole est authentique, de qualité. Cela confirme ce que Ségolène Royal défend depuis longtemps : les citoyens sont les meilleurs experts de ce qui les concerne.
Ségolène Royal a situé son combat présidentiel dans la lignée des " valeurs fondamentales, celles du socialisme ". Elle s'en est prise à " l'idéologie de la droite libérale qui considère que la précarité est la solution et que le recul des services publics fait grandir la France. Cela la rapétisse ".
Ségolène Royal inaugure son QG
envoyé par grebert
22 janvier 2007
Communiqué de presse de Ségolène Royal sur l'Abbé Pierre
" Le long cri de colère de l'Abbé Pierre contre la pauvreté ne doit pas s'éteindre.
Le combat de sa vie au service des plus démunis reste hélas d'actualité en cet hiver 2007. Son esprit de révolte doit se poursuivre pour apporter à tous la sécurité et la dignité du logement.
Je m'engage à ce que les exigences qu'il a portées débouchent enfin sur des actes concrets et notamment par des réquisitions des logements vacants spéculatifs et par la construction d'un nombre suffisant de logements sociaux.
L'hiver 2008 devra en apporter la preuve ".
Réaction de Ségolène Royal à l'annonce du retrait de Nicolas Hulot
" J'appelle les citoyens à continuer la signature du pacte écologique de Nicolas Hulot car son combat doit se poursuivre. La France doit devenir le pays de l'excellence environnementale.
Je salue l'action militante de Nicolas Hulot. Grâce à lui l'urgence écologique s'est imposée dans la campagne présidentielle.
Aucun système économique, social et démocratique ne résistera aux conséquences des changements climatiques et des désordres écologiques et il est urgent de redonner du sens au progrès.
Je soutiens la création de l'observatoire permanent et je m'engage à intégrer le pacte écologique dans le projet présidentiel.
Je serai présente lors du grand débat participatif sur l'écologie qui aura lieu mercredi 24 janvier à Montluçon ".




