30 décembre 2006
L'urgence sociale... de nouveau à la une mais toujours le même constat et toujours les mêmes réponses !
Chaque année en hiver, la société s'inquiète de celles et ceux qui souffrent et risquent de mourir de froid. Chaque année à cette période se pose la question des sans domicile fixe. Les associations activent leurs réseaux, négocient des places d'hébergement, les services de l'Etat se mobilisent... Chaque année, le même rituel se met en place. Mais il faut une catastrophe sociale ou une initiative médiatique pour que des mesures soient prises.
Avec le retour du froid, le problème des sans abri s'est imposé comme un thème central de campagne avec l'initiative de l'association les Enfants de Don Quichotte, qui a installé plus d'une centaine de tentes pour les sans-abri sur les quais du canal Saint Martin à Paris. En réponse à cette initiative, le gouvernement propos d'étendre les horaires d'ouverture des centres d'hébergement ou de multiplier par quatre le nombre de places en " centre d'hébergement de stabilisation ". Il s'agit une fois encore de mesurettes qui ne permettront pas de répondre à la problématique structurelle du logement en France.
La question du logement n'est plus celle des plus démunis, des seuls exclus. Les chiffres de l'Insee donnent l'ampleur d'une crise dévastatrice : 800 000 personnes, auraient à un moment de leur vie l'expérience de la rue ! La crise du logement atteint désormais de plein fouet les familles pauvres et moyennes précarisées dont le loyer et les charges ne cessent d'augmenter quand leurs ressources n'évoluent pas. Avec pour conséquence une concentration dans un parc social qui se paupérise à mesure qu'il s'éloigne des centres villes dans lesquels se concentre largement l'emploi. L'accès au logement ou le maintien dans son logement devient de plus en plus difficile. Aussi, les tructures d'hébergement sont saturées et ne peuvent répondre à l'ensemble des demandes.
Plutôt que d'entreprendre une véritable politique volontariste et globale en matière de logement, nos dirigeants se contentent de réponses partielles comme la reproduction de dispositifs voulus comme temporaires mais devenus au fil du temps durables. On comptait 73 000 places dans les dispositifs d'accueil et d'hébergement en 2002 et 92 000 en 2005. L'augmentation de ce type de réponses montre bien la tendance à pérenniser ce modèle qui semble dominer aujourd'hui les politiques sociales de lutte contre la grande pauvreté. Pouvons-nous accepter que notre société se contente de gérer des dispositifs saturés et pas toujours adaptés (les nuitées d'hôtel sont des réponses courantes en Ile-de-France face au manque de places dans les centres d'hébergement d'urgence ou temporaires. C'est néanmoins un mode de réponse qui n'est pas adapté aux besoins des personnes, qui est coûteux pour l'Etat et les collectivités donc pas durable et peu efficace), de développer des actions sociales ponctuelles afin d'éviter le scandale des morts dans la rue ? L'urgence n'est assurément pas une réponse qu'il faut reconduire à volonté. Pourtant, elle est devenue le modèle d'action sociale dominant en réponse aux situations de grande pauvreté. Aujourd'hui, l'urgence n'est pas de créer des places d'hébergement supplémentaires pour les sans-abri mais de créer des logements.
Cette question de société touche tant des jeunes que des moins jeunes, des chômeurs que des salariés, des femmes victimes de violence, des personnes souffrant de pathologies notamment psychiatriques, des étrangers fuyant des conflits ou la misère... Elle prend une ampleur telle que près d'un Français sur deux, selon un récent sondage de BVA pour l'association Emmaus, a peur de tomber dans ces situations sociales extrêmes et croit qu'il " pourrait devenir un jour sans-abri ". Celui qui n'est plus performant, pas assez méritant ou compétent pour notre système économique risque de rejoindre la cohorte de ceux qui relèvent de ces dispositifs. Nous vivons ainsi dans une société qui renvoie à la seule responsabilité individuelle la situation de dénuement dans laquelle se retrouve une personne. C'est l'échec collectif d'une société qui supporte, banalise et fabrique l'exclusion des plus fragiles.
Il y a là une véritable question politique. Comment une action sociale, dont l'objectif est le bien être et l'émancipation des personnes, peut-elle s'inscrire dans cette logique d'une gestion saisonnière des populations victimes de la grande exclusion sociale ? Comment rompre avec les solutions à court terme en mettant en place des réponses, qui, effectivement, apportent les moyens nécessaires pour sortir de situations sociales difficiles qui se sont dégradées au fil du temps et des évènements ? Un profond changement politique est aujourd'hui, plus que jamais, indispensable pour refonder un rapport social des non pauvres avec les plus pauvres et ainsi bannir l'urgence de nos représentations et de notre mode de réponse.
Suzanne FRUGIER
29 décembre 2006
Bilan de la droite 2002 - Maintenant
24 décembre 2006
Premier débat participatif à Strasbourg : " Avec vous, je veux construire la France qui se bat et la France qui se relève !"
Ségolène Royal participait le 21/12/06 en Alsace au premier débat participatif de sa campagne présidentielle, sur le thème de l'emploi et de la vie chère.
" Il y a une grande inquiétude face à la mondialisation, à ses dérives et les Français se demandent au fond si l'Etat peut encore servivr à quelque chose" a expliqué Ségolène royal devant 1 500 personnes réunies à Illkirch-Graffenstaden, près de Strasbourg.
Ségolène royal a apporté son soutien aux salariés d'une usine Suchard de Strasbourg : "123 emplois supprimés ! Ce sont des licenciements de confrot, parce que la mode est à la concentration industrielle, y compris dans les filières qui font des bénéfices.
Nous avons besoin d'un pacte social adapté à la réalité du monde. Pour éviter que les désordres que crée une mondialisation non maîtrisée, il doit y avoir une puissance publique pleinement responsable, capable d'anticiper, de prévenir et d'investir dans l'avenir.
Ensuite pour amplifier son action et pour la rendre plus intelligente, je veux une puissance publique capable de travailler avec des partenaires sociaux à la légitimité renforcée. C'est le dialogue social à moderniser.
Pour mettre un terme à l'injustice scandaleuse qui fait supporter aux seuls salariés toute la charge des mutations que traverse notre pays, je veux une puissance publique qui sécurise, qui protège et qui accompagne.
La puissance publique devra passer une nouvelle avec les entreprises, dans une logique de résultat. Bien sûr elles auront le droit de percevoir des subventions ou des allègements de charge pour être davantage compétitives. Mais elles auront aussi le devoir de s'engager en terme d'emplois crées, de qualité de ces emplois et de pérennité de ces emplois. Sinon, si les entreprises perçoivent des fonds publics puis ensuite licencient ou délocalisent alors les aides publiques seront récupérables, elles rembourseront. Et nous devrons, pour encourager les entreprises qui investissent et qui innovent, moduler l'impôt sur les bénéfices des entreprises. [...]".
Extrait de l'intervention de Ségolène Royal lors du débat participatif de Strasbourg.
"Si tu votes pas", vidéo réalisée par des jeunes
Si tu votes pas
envoyé par ponchy
21 décembre 2006
Arnaud Montebourg sur le financement du Projet Socialiste : "L'important, c'est la méthode"
Pour voir la vidéo : http://www.dailymotion.com/video/xtypp_arnaud-itele
Ségolène et Cali à Ris-Orangis : la vidéo !
Segolene - Votez ! Avec Cali
envoyé par da93
17 décembre 2006
Ségolène Royal à Ris-Orangis : les photos !!
Accueillie par Thierry MANDON lundi 11 décembre en Mairie de ris-Orangis pour le lancement de la 2ème phase de la campagne de la Ville pour l'inscription sur les listes électorales, Ségolène Royal a souligné "que le droit de vote n'est pas seulement un devoir mais aussi un droit extraordinaire". S'adressant aux jeunes, elle les a exhorté à s'inscrire avant le 31 décembre 2006 : "saisissez-vous de ce droit, parce qu'on a besoin des jeunes pour être bousculé. C'est pour eux que nous faisons de la politique. Si aujourd'hui je m'engage dans cette élection, c'est en pensant d'abord à la jeune génération, parce que c'est pour elle que nous avons envie de construire un monde meilleur".
Le verbatim des interventions de Ségolène ROYAL et de Thierry MANDON.
Ségolène ROYAL :
Je voudrais rappeler que le droit de vote n'est pas seulement un devoir mais aussi un droit, un droit extraordinaire, et la disparition du sinistre Pinochet nous rappelle à quel point dans le monde des hommes et des femmes ont risqué leur vie, et continuent à mourir aujourd'hui pour avoir le droit de voter. Nous qui sommes habitués à ce droit démocratique, nous ne nous rendons pas toujours compte à quel point c'est un droit qui a été douloureusement acquis par ceux qui nous ont précédés et qui reste loin d'être acquis dans la majorité des pays de la planète. Je dis aux jeunes "Saisissez-vous de ce droit" parce qu'on a besoin des jeunes pour être bousculé. C'est pour eux que nous faisons de la politique.
Si aujourd'hui je m'negage dans cette élection, c'est en pensant d'abord à la jeune génération, parce que c'est pour elle que nous avons envie de construire un monde meilleur. Je veux une France qui n'aura plus peur des jeunes et une France dans laquelle les jeunes n'auront plus peur de leur avenir. C'est pour eux que je veux une société plus juste, c'est pour eux que je veux remettre l'éducation devant et au coeur de tout. C'est pour eux que je ne veux plus qu'il y ait en France un seul jeune qualifié ou diplômé qui soit au chômage. Je pense que c'est le plus grand scandale dans la France contemporaine que de voir des dizaines de milliers de jeunes qui ont fait l'effort scolaire, qui ont fait l'effort de l'accès au diplôme, aujourd'hui se retrouver sans emploi, avec pas même la chance de faire un stage, parfois même non rémunéré. J'appelle donc aussi les entreprises à tendre la main aux jeunes. Si aujourd'hui elles ne font pas l'effort de tendre la main aux jeunes qualifiés et diplômés, dans leur propre intérêt, et non par générosité gratuite, alors les petits frères et petites soeurs vont se demander à quoi sert l'effort scolaire.
Ce sens de l'effort, la valeur du travail est aujourd'hui en train d'être détruite, minée par le nombre de jeunes qui ne trouvent pas d'emploi. C'est ce combat-là que je vais porter prioritairement. Aujourd'hui, l'inscription sur les listes électorales des jeunes est liée au désir de faire reculer l'indifférence, l'à-quoi-bonisme, des jeunes qui se disent que cette société ne leur est pas ouverte, des jeunes victimes de discriminations et qui se disent que la politique est inefficace. C'est parce que vous irez vous inscrire, que vous irez voter, que le moment venu vous nous demanderez des comptes sur les engagements que nous avons pris, pour que nous les tenions. Les jeunes sont extrêmement exigeants, et les responsables politiques ont besoin de citoyens exigeants. C'est ça qui nous remet en cause, qui nous fait aller de l'avant, qui nous rend nous-mêmes exigeants par rapport à la parole tenue. Tenir sa parole, c'est la reconquête de la confiance politique que j'appelle de mes voeux. A moi d'être à la hauteur pendant ces cinq mois. Si les jeunes viennent massivement s'inscrire, ce sera une exigence supplémentaire par rapport au projet présidentiel que nous sommes en train d'élaborer. Non seulement à partir des propositions que j'ai déjà faites mais aussi à partir du dialogue qui est en train de s'ouvrir et de monter en puissance dans le cadre des débats participatifs, dont l'un d'entre eux porte spécifiquement sur la question des jeunes, pour définir avec eux la nouvelle donne.
Thierry MANDON :
On a eu beaucoup de jeunes pour cette première journée d'inscription sur les listes électorales, j'en suis très content. La présence de Ségolène Royal, de Jack Lang et de Cali donne à notre démarche d'encouragement à la citoyenneté un élan indispensable. Le fait qu'ils viennent à Ris-Orangis est aussi pour notre ville une fierté, c'est la reconnaissance du travail que nous faisons en direction de la jeunesse et de la culture.
14 décembre 2006
Débat participatif sur l'excellence environnementale
Les JSR (Jeunes Socialistes pour la Rénovation) organisent une journée participative sur :
"Lexcellence environnementale : une exigence politique pour un développement durable"
Dimanche 17 décembre à 10h30
Au Plan Pub Rock
1, rue Rory Gallagher
91130 RIS-ORANGIS
Trois tables rondes sont proposées : Habitat - Energies / Ressources - Santé publique.
Voir le programme :
13 décembre 2006
"Royal accélère l'intégration de futurs électeurs" Libération du 12/12/2006
Lancement dans l'Essonne de la campagne "Inscris-toi, c'est ton destin".
La salle est trop exigue. "Allez chercher les jeunes et les registres ! Les caméras ne peuvent pas rentrer ici", demande Ségolène royal. Il y avait foule hier à la mairie de Ris-Orangis (Essonne) pour le lancement de la campagne "Inscris-toi, c'est ton destin". Un clin d'oeil au bon vieux sketch des Inconnus, même si les promoteurs de l'opération, eux, sont loin de l'être. Le "parrain" de la campagne, c'est Cali, "très fier de participer". Tout frais adhérent du PS, le chanteur, dans une campagne "passionnante et passionnée", entend donner de la voix. "Je suis là pour dire qu'il faut s'inscrire sur les listes électorales" pas "pour dire : votez pour lui ou pour elle". Le coeur, néanmoins, y est : "Ce n'est pas une élection habituelle. Aujourd'hui, le pays peut basculer vers un côté plein d'espoir ou un côté très sombre..."
"Nouvelle page". Inévitable architecte des comités de soutien de campagne socialistes et cheville ouvrière de l'opération, Jack Lang est là aussi et renchérit : "Ce gouvernement mène depuis cinq ans une politique antijeune, antiécole, antiemploi. Les jeunes de France souhaitent écrire une nouvelle page avec Ségolène, présidente de la République". L'intéressée, toute à son "désir de faire reculer l'indifférence, l'"à-quoi-bonisme", s'est adressée à "tous ces jeunes qui pensent que la politique est insuffisamment efficace". Avant d'évoquer la "disparition du sinistre Pinochet, [qui] nous rappelle à quel point, aussi, dans le monde, des hommes et des femmes ont risqué leur vie [...] pour avoir le droit de vote". Un peu plus tard, Royal évoquera la "soif de culture et d'intégration" des jeunes. Et conclura sous les applaudissements : "Il est temps que la France puisse reconnaître comme légitimes tous ses enfants, sans discrimination...".
"Ca fait plaisir". Ces propos auront-ils parlé aux jeunes Rissois venus s'inscrire hier ? "ça fait plaisir qu'elle se déplace pour nous et d'entendre des mots comme jeunesse et intégration", explique Ahmed, 19 ans, qui sera le premier de sa famille à voter. "Pour un candidat qui me défende, et pour éviter qu'un candidat trop extrémiste passe, comme Le Pen ou Sarkozy". Même empathie chez Kevin, 18 ans, salarié : "Sarkozy dit qu'il va nous nettoyer au karcher, et elle dit qu'elle va améliorer nos vies. On ne fait pas que brûler des voitures, on sait aussi voter". Sabrina, 18 ans dans dix jours, n'a pas encore choisi, mais "pense que ce sera elle. Sarkozy, ce n'est pas la bonne méthode pour la jeunesse". [...] Les jeunes gens se dispersent. Les personnes âgées de la ville les ont remplacés. Dans la mairie, elles attendent leur colis de fin d'année.
Par Olivier REVAULT D'ALLONNES
Article publié dans Libération, mardi 12 décembre 2006
12 décembre 2006
Ce que je retiens de ma tournée au Proche-Orient [11/12/06]
J'ai choisi le Proche-Orient comme premier voyage après ma désignation car je crois que les conflits qui secouent cette région sont parmi les plus anciens, les plus complexes et les plus dangereux de la planète. Il est donc de la première urgence de chercherh à y mettre un terme. Les pays concernés sont liés à la France et à l'Europe par la proximité géographique, par l'histoire, mais aussi par une commune aspiration des peuples à faire de l'espace méditerranéen une zone de paix et de développement économique et social.
La situation dans la région est marquée par des inquiétudes, mais aussi des espoirs.
Après avoir été blessé par la guerre de l'été dernier, le Liban connaît une grave crise politique ponctuée par des assassinats, dont a été victime en dernier lieu Pierre Gemayel. Des manifestations impressionnantes se déroulent depuis une semaine à Beyrouth. Les différents partis, qu'ils appartiennent à la majorité ou à l'opposition, doivent trouver les voies du dialogue : je l'ai dit à tous les responsables que j'ai rencontrés, à M. Fouad Siniora, Président du Parti socialiste progressiste, membre de l'Internationale socialiste, et aux députés de toutes tendances que j'ai rencontrés dans le cadre de la commission des affaires étrangères du Parlement.
La FINUL, dont je suis allée saluer sur place le contingent français, joue, de l'avis de toutes les parties, un rôle de stabilisateur du pays. La mission de nos soldats est délicate, et ils la remplissent avec courage et détermination. La résolution 1701 doit être pleinement appliquée, dans tous ses éléments.
Au moment où je suis arrivée en Israel et dans les Territoires palestiniens, trois événements importants venaient de se produire : la conclusion d'une trêve à gaza, une déclaration d'ouverture du Premier ministre israélien, et l'échec des négociations entre le Fatah et le Hamas en vue de conclure un accord de gouvernement permettant d'avancer vers la reconnaissance des trois principes du Quartet (renonciation à la violence, reconnaissance d'Israel et reconnaissance des accords passés entre Palestiniens et Israéliens).
Le Président Mahmoud Abbas m'a dit sa détermination à résoudre par la voie démocratique la crise politique interne qui secoue les Territoires palestiniens depuis la victoire aux élections du Hamas, de façon que le dialogue puisse reprendre avec Israel et que l'aide économique européenne et internationale puisse reprendre. Il m'a dit aussi son grand intérêt pour la délcaration de M. Ehud Olmert.
Il est plus que jamais nécessaire que les deux parties reprennent langue et discutent d'un règlement global de ce conflit de plus de soixante ans, qui nourrit le désordre économique, le désespoir social et les extrémismes. L'Europe doit, en parlant d'une voix plus unie et plus forte, prendre toute sa part à ce règlement : je l'ai dit au Premier ministre d'Israel.
J'ai trouvé chez l'ensemble des responsables que j'ai rencontrés une conscience aigue de l'urgence à régler les conflits et à construire la paix. Leurs peuples n'aspirent qu'à cela. Les jeunes que j'ai rencontrés, à Beyrouth, à Gaza et à Jérusalem, me l'ont dit : ils veulent un avenir où leurs enfants n'auront plus peur du voisin, où il sera possible d'étudier et de se déplacer, où les échanges entre jeunes des différents peuples seront libérés de toute méfiance.
Un de ces jeunes m'a dit : "nous avons tous un même désir d'avenir". CE n'était pas un clin d'oeil, c'était un cri du coeur.











